De Voir à regarder, d’entendre à écouter,

Module formation 2007

 

 

Souvent nous essayons de vous faire comprendre que vous pouvez-vous mettre à « distance », « ne pas donner à l’autre le pouvoir ».

Ainsi, dans un mode d’être « à distance », ce qui ne veut pas dire "détaché" ou  absent, mais simplement dans une forme d’empathie proche d’une neutralité qui pose ses limites à l’autre è

Voir et entendre peuvent être une attitude comportementale passive (dans le sens ne donnant pas prise à l’autre) et permettant ainsi de voir et d’entendre sans regarder et écouter. C’est une forme de perception qui s’inscrit dans une fonction de réception et qui permet de conserver l’information sur un mode non affectif, non émotionnel, ils peuvent permettre des réponses à des stimuli. Au contraire, regarder et écouter, s’inscrivent dans une action volontaire, active, où l’acting volontaire est opérationnel est fait donc entrer en jeu des composantes affectives et émotionnelles avec des risques de réactivations transférentielles. Ainsi à partir d’identification, de modèles, de croyances l’esprit va construire des représentations à partir des stimulations qu’il reçoit.

Ainsi dans ce deuxième cas le message va créer des stimulations, des recherches de significations (qui utiliserons entres autres les modèles, les croyances et les symboles), à la recherche d’identification et ainsi ce mécanisme est celui de la perception qui identifie un stimulus. Si ce stimulus est déjà connu, porteur de symboles, la banque mémorielle va être activer et chercher par comparaison. C'est en apprenant à se mettre à distance que nous pouvons ignorer la réactivation de schémas mémoriels acquis pour analyser le nouveau stimulus de façon détachée.


L'ANCRAGE
est une fonction qu'assume le verbe par rapport à l'image; cette fonction oriente la compréhension du message et RÉDUIT la Pluralité des sens d'un mot, d'un signe, d’une image.

 

APPRENTISSAGE
C'est un processus qui implique des étapes, des phases et commence dès la naissance; il est marqué par un temps, un lieu, un moment donné. On affirme aujourd’hui que même la perception (visuelle) est un acte de représentation et s'apprend, se développe,
elle est éminemment CULTURELLE.  
«L'apprentissage est l'établissement de liens entre les nouvelles informations et les connaissances antérieures» ( J. Tardif). L’histoire, l’image, le sons, le conte, le film, le discours, tout système influence la FAÇON d'apprendre des jeunes, la FAÇON de se représenter le monde  et de se construire des modèles de référence.


Le code est social et culturel (par opposition à individuel) .

 

Le message linguistique fonctionne sur un code explicite,  celui de la langue, le message iconique fonctionne sur un autre code, moins explicite, souvent regroupé sous le vocable  de langage, d’où l’importance du langage symbolique. Il est donc important de bien connaître le sens des mots (pour faire et défaire des maux), comprendre le sens littéral (objectif) et son sens figuré (subjectif). On peut ainsi arriver à faire des évocations.

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FIGURE ET FOND : la hiérarchie perceptuelle est une dualité perceptuelle impliquant un choix ou sélection de stimuli et ignorant d'autres.
Ceux qui sont perçus font figures et ceux qui sont ignorés sont dits de fond .
Les éléments qui figurent en manifeste s'imposent davantage que ceux qui sont latents, mais les connotations, l’utilisation du figuré et des symboles, la modification de la perception de l’autre, le jeu avec l’espace et le temps, la mouvance et le statique, va créer une
manipulation perceptuelle qui permettra de renforcer et de rendre premier le contenu latent.

 

MÉTAPHORE
Figure de rhétorique où une comparaison est établie, implicitement, sans outils de comparaison. Il s'agit d'une opération de substitution d'un élément par un autre en raison  d'une analogie formelle ou sémantique entre deux éléments : « les yeux, le miroir de l'âme»

 

Métonymie
Figure de rhétorique où une substitution ou rapprochement d'un élément par/avec un autre se fait afin de provoquer des associations d'idées (un manoir pour suggérer l'aisance, le bon goût /l'effet pour suggérer la cause). La métonymie est souvent associée à la figure appelée synecdoque (la partie pour le tout : la voile pour le bateau et par extension, l'idée du voyage), ou encore le contenant pour le contenu (boire un verre).
Dans les menus opérationnels de plusieurs logiciels de traitement de textes et d'images, on retrouve ces images à valeur métonymique (la loupe pour agrandir, le ciseau pour couper...).

 

MONTAGE
Opération d'agencement ou de mise en ordre d'images, de mots ou de sons selon des critères logiques, chronologiques et/ou symboliques. Le montage fait appel chez le récepteur à des opérations mentales de mise en ordre et de mise en relation ; de plus, il stimule chez celui à qui est destiné montage des opérations mentales induites par l’émetteur tout en sollicitant l'action de faire concrètement ces opérations.

 

PERCEPTION
La perception directe est un processus par lequel un individu devient conscient de quelque chose après stimulation des sens (la vue, l'ouïe, le toucher, l'odorat, le goût). Cette perception est dite de PREMIERE INTENTION, sans intermédiaire entre celui qui perçoit et la réalité; lorsqu'il y a intervention humaine entre celui qui perçoit et la chose perçue, nous disons alors que la perception est de SECONDE INTENTION ou manipulée, c'est-à-dire qu'il y a eu un intermédiaire entre celui qui perçoit et la chose perçue.
Le principal support de cette perception manipulée est le LANGAGE VERBAL.
Par contre, d'autres langages existent et sont utilisés tels que les langages gestuel, iconographiques, symboliques, comportementales….

 

POLYSÉMIE/MONOSÉMIE
La polysémie caractérise un signe (mot ou image) qui a plusieurs (poly ou pluri) sens.
Au contraire, si le signe n'a qu'un seul sens (mono), il est alors monosémique, univoque.

 

RÉFÉRENT
Ce à quoi le signe nous renvoie : à la réalité objective (le monde de tout le monde),
à des réalités plus subjectives alimentées par la culture (le collectif) et par l'imaginaire (l’individuel). Si je traite d’un sujet comme « La  menace du nucléaire » et que la planète représentée est confondue à celle du Petit Prince, récit bien connu de St. Exupéry et que la fleur dont s’occupe le Petit Prince devient un détonateur, que le mouton dessinée devient une bombe... alors, l’auteur réfère à un récit connu et partagé par beaucoup. Il y a double référence à la réalité connue de ce à quoi ressemble une planète, un enfant mais aussi à une certaine planète, à un certain enfant.... on utilise ainsi des référents culturels, didactiques, symboliques etc….

 

La RHÉTORIQUE
Science qui étudie les  figures de style ou procédés de connotation. La rhétorique étudie les procédés utilisés par  l'image et/ou le verbe pour éveiller le désir de l'objet
(rêve, transgression de la logique, des tabous...).

 
SÉQUENCE ou SYNTAGME 

Une séquence est une opération de SUCCESSION ou de combinaison de deux ou plusieurs signes, mots, symboles (visuels ou sonores) formant une unité autonome appelé séquence. On peut également parler de SYNTAGME pour la phrase qui, se construit en fonction  de choix que le locuteur  fait au moment de communiquer son message. Lorsqu'il s'agit d'un récit, on parle des trois temps forts de la séquence : 

l'éventualité (problème à résoudre), 

le passage à l'acte (confrontation), 

le résultat (dénouement). 

Il y a, en général, plusieurs séquences dans un récit; elles sont plus ou moins complexes  et sont liées entre elles par des codes.

 

PENSÉE VISUELLE/PENSÉE VERBALE ou forces des hémisphères droit et gauche du cerveau  Les recherches en neuropsychologie ont bien dégagé les rôles relatifs aux deux hémisphères du cerveau:  le cerveau droit est synthétique, c'est le monde de l'image, de l'espace, de l'intelligence fluide de l'émotion , et aussi de la musique (si on est un amateur et non un professionnel) tandis que le cerveau gauche est analytique, c'est le monde du verbal, du texte, du rationnel, du temporel. C'est pourquoi, en boutade, on pourrait dire  qu'on pense à gauche et qu'on aime à droite...

 

Apprentissage multimodal
Pour le jeune enfant, il est plus facile d'apprendre son alphabet en chantant car il y a un support de l'hémisphère droit qui facilite l'apprentissage; deux entrées différentes dans le cerveau sont sollicitées: les parties musicales s'allument en même temps que l'évocation des lettres, cet apprentissage multimodal peut-être perverti et corrompu pour manipuler les enfants mais aussi les masses.

 

Plus on fait un apprentissage multimodal (solliciter les deux hémisphères du cerveau), plus on sollicite de sens (œil, oreille, toucher), plus on a de chance que notre cerveau reconnaisse le stimulus lorsqu'il nous sera présenté à nouveau.

 

Bibliographie

 

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