Après l'article sur la mélatonine et les pilules du plaisir
voici pour le DHEA

L'espérance de vie ne cesse de croître pour atteindre aujourd'hui 75 ans chez les hommes et 83 ans chez les femmes .
La moitié des filles qui naissent nées en 2000 seront centenaires !
Il paraît donc légitime de s'intéresser au vieillissement et à ses conséquences.
|
Un résumé rapide avant de lire un article plus approfondi : La DHEA est une hormone stéroïde produite par les glandes surrénales. C'est un composant essentiel de la plupart des fonctions physiologiques. L'organisme l'utilise notamment pour fabriquer les hormones sexuelles Testostérone, Oestrogènes et Progestérone. Indirectement, le fait de donner de la DHEA entraîne aussi une augmentation du niveau d'IGF-1 (un métabolite de l'hormone de croissance), ce qui constitue l'une des explications plausibles de ses bénéfices pour la santé. |
|
En dehors de son rôle comme précurseurs des hormones sexuelles, la DHEA est en relation inverse à la production d'hormones corticostéroïdes, qui sont produites par les glandes surrénales en réaction au stress. Or, le stress est un facteur essentiel du déclin de DHEA, dès l'âge de 30 ans, s'accompagne d'une susceptibilité accrue aux maladies, qui va de pair avec l'accélération du vieillissement. |
|
On peut commencer à donner de la DHEA entre 35 et 45 ans pour les individus particulièrement fatigués, stréssés ou immuno-déprimés. Les moins de 30 ans ont généralement des niveaux de DHEA suffisants et ne devraient en prendre que si leurs analyses révèlent une insuffisance ou si leur thérapeute le leur conseille. A l'âge de 40 ans, le niveau de DHEA n'est plus que la moitié du niveau optimal, et à l'âge de 75 ans il a décliné de 80 à 90% . |
|
Les principaux bénéfices de la supplémentation en DHEA sont : · une amélioration importante et rapide du niveau d'énergie et de la vitalité, perceptible et de la vitalité, perceptible après quelques semaines seulement chez 82% des femmes et 67% des hommes · Une stimulation du système immunitaire qui renforce la résistance aux maladies. · Une meilleure résistance au stress. · Une modulation des autres fonctions hormonales, qui peut contribuer à réduire les troubles associés à la ménopause et à l'andropause · Qui ne doit pas prendre de DHEA ? Les individus de moins de 35 ans, sauf sur conseil thérapeutique. · Les femmes enceintes ou allaitantes, et celles qui cherchent à devenir enceintes. · Les individus souffrant de cancers du sein ou de la prostate. Plus généralement, si vous suivez un traitement médical, prenez le conseil de votre thérapeute. La DHEA aux dosages recommandés, n'occasionne quasiment aucun effet secondaire notable, et il est d'une sécurité d'emploi remarquable. Le DHEA est vendu librement aux USA depuis plus de 10 ans, y compris dans les grandes surfaces de distribution. Plusieurs dizaines de millions d'américains en consomment quotidiennement sans qu'aucun problème n'ait été observé. |

de la DHEA
La DHEA peut-être prescrite en préparation par votre médecin et acheter en pharmacie
La DHEA est un produit de la
transformation du cholestérol dans les glandes stéroïdogènes. Le cholestérol est
d'abord transformé en prégnènolone, précurseur de toutes les hormones stéroïdes,
puis par disparition de la chaîne latérale, en DHEA. Jusqu'à il y a peu de
temps, la DHEA, et sa forme sulfoconjuguée le sulfate de DHEA (DHEA-S) étaient
considérés comme des stéroïdes sansactivité biologique propre. Toutefois des
taux élevés de DHEA et DHEA-S sont présents dans les liquides biologiques dans
diverses situations physiologiques, ce qui suggère que ces substances ont bien
des effets biologiques directs ou indirects.
Une des difficultés que rencontrent les physiologistes dans l'étude des effets
biologiques éventuels de la DHEA et du DHEA-S est la rareté des modèles animaux.
Seuls les primates en produisent en quantité appréciable !
Chez l'homme, le vieillissement
altère plusieurs fonctions hormonales.
Chez la femme, l'arrêt des sécrétions ovariennes caractérise la ménopause. Chez
l'homme, la diminution des sécrétions testiculaires est inconstante, inégale et
partielle, mais permet parfois de parler d'andropause.
Les taux d'hormone de
croissance (GH) décroissent également avec l'âge, de manière inégale selon les
individus. De ce fait, la synthèse hépatique de l'IGF-1 (facteur de croissance
insulin-like ou somatomédine C), sous l'influence de la GH, diminue
régulièrement après la crise pubertaire, et cet affaiblissement inexorable de la
sécrétion d'IGF-1 a été parfois qualifié de somatopause.
Enfin, les glandes surrénales vieillissent également : c'est l'adrénopause. Si
les taux sériques de cortisol se maintiennent, les taux de DHEA et DHEA-S
s'abaissent sensiblement après la troisième décennie, et cela dans les deux
sexes quoique à un niveau différent (les taux sont plus élevés chez l'homme).
Les sources
La DHEA est produite à 70 %
chez la femme et à 80 % chez l'homme par les surrénales; environ 15 %
proviennent des gonades, ovaires et testicules, le reste est le produit de la
conversion périphérique de la DHEA en sulfate.
Le DHA-S est sécrété à près de 40 % dans les glandes surrénales, chez l'homme et
chez la femme, et 60 % sont d'origine périphérique, issus de la conversion de la
DHEA sécrétée. En effet, la DHEA est en permanence transformée en DHEA-S par
l'action de sulfuryl-transférases essentiellement hépatiques. En retour, le
DHEA-S est hydrolysé en DHEA par l'action de sulfatases. Ainsi, il y a une
interconversion permanente entre DHEA et DHEA-S. Au total, le DHEA-S mesuré dans
le sang provient à près de 80 % des surrénales.
Dans
le sang
La DHEA dosée dans le sang a, comme le cortisol, un rythme circadien bien
marqué. Des variations très importantes sont constatées entre le matin et le
soir, auxquelles se surajoutent des pics de sécrétion. En conséquence, il existe
une grande instabilité d'un moment à l'autre des taux sériques de la DHEA.
Les taux sériques du DHEA-S sont en revanche beaucoup plus stables, aussi bien
au cours de la journée (il existe un rythme circadien, mais il est très
émoussé), que d'un jour à l'autre. Ainsi, un seul prélèvement avec un dosage
unique de DHEA-S est un bon index de la capacité sécrétoire des glandes
surrénales.
En outre, la concentration sanguine du DHEA-S est environ 500 fois plus élevée
que celle de la DHEA, de l'ordre du microgramme/ml, alors que celle de la DHEA
est de l'ordre du nanogramme/ml). Ainsi, s'il existe une hydrolyse, même minime
du DHEA-S dans un tube de sang, l'erreur sur un dosage sera très importante pour
la DHEA et négligeable pour le DHEA-S. Ce phénomène concourt aussi à faire du
taux mesuré de DHEA-S un index plus fiable que le taux mesuré de DHEA.
Les
actions de la DHEA
La DHEA, par le jeu combiné de plusieurs enzymes, est transformée en hormones
stéroïdes actives, testostérone, et estradiol. Ainsi, la DHEA peut exercer une
action, d'une part par le biais des hormones sexuelles qui vont se fixer sur
leurs récepteurs spécifiques, mais aussi probablement par une action directe sur
différents systèmes. Elle possède notamment des propriétés de neurotrophicité et
de différenciation dans le cerveau, et semble intervenir en modulant certaines
voies régulatrices, comme le système GABA-glutamate.
Les
effets de l'administration de DHEA per os
La DHEA prise par voie orale est en grande partie transformée en DHEA-S,
retrouvé dans le sang, et en androgènes et oestrogènes actifs dont les taux
sériques s'élèvent.
Le stock de DHEA-S circulant se comporte comme une glande capable de relarguer
en permanence de la DHEA. Le principal intérêt de ce "va-et-vient " continu
entre DHEA et DHEA-S est qu'une prise orale quotidienne de DHEA suffit à
maintenir des taux sériques satisfaisants.
|
Au total
|
Les
effets de la DHEA sur les "index de vieillissement"
L'effet
de la DHEA sur l'axe somatotrope est aujourd'hui démontré dans la plupart des
expériences. Après prise orale de DHEA, les taux sériques d'IGF1 sont ramenés
dans la zone des taux plus juvéniles, tant chez les insuffisants surrénaux
traités par DHEA, que chez les sujets âgés recevant de la DHEA à titre
expérimental. .
Il
semble également que l'administration de DHEA puisse améliorer l'utilisation
périphérique du glucose, car des effets sur la résistance à l'insuline
contemporaine du vieillissement sont suggérés par certaines expériences
concordantes. En effet les taux d'insuline sont significativement diminués après
prise orale prolongée de DHEA, ce qui peut témoigner d'une diminution de la
résistance à l'insuline contemporaine du vieillissement. Ces faits demandent à
être confirmés par des études à très long terme.
Ses
effets sur la composition corporelle semblent également significatifs : le
pourcentage de masse grasse, qui s'élève normalement au cours du vieillissement,
diminue après un mois de traitement par DHEA à dose pharmacologique.
|
Ces expériences
préliminaires suggèrent qu'un traitement substitutif par la DHEA
pourrait être bénéfique sur certains index de vieillissement |
Le principe du traitement par
DHEA est de pallier la diminution progressive de sa sécrétion, par analogie avec
le traitement hormonal de la ménopause chez les femmes de plus de 50 ans.
Cette étude en double aveugle versus placebo a été menée chez 280 sujets, hommes
et femmes, âgés de 60 à 79 ans. Le traitement était administré par voie orale à
la dose de 50 mg/jour chez les hommes et chez les femmes. Des dosages répétés de
DHEA-S, androstènedione, testostérone, androstanediol glucuronide et estradiol
ont été réalisés chez tous les patients. Ils montrent une augmentation
significative des taux sanguins de DHEA-S dans le groupe traité. Une
augmentation des taux des hormones sexuelles est également notée. Les taux de
DHEA-S obtenus sont proches de ceux des sujets jeunes ;ils atteignent rapidement
un plateau, sans effet d'accumulation.
Des effets bénéfiques incontestables
Les résultats globaux sont meilleurs chez les femmes. Sans doute la dose de 50
mg/jour est-elle insuffisante chez les hommes, mais le souci principal de cette
étude était de ne pas entraîner une production trop importante de métabolites
androgéniques susceptibles d'exercer des effets délétères sur la prostate.
Actuellement sont préparées d'autres études utilisant des doses de 75, 100 et
200 mg/jour de DHEA, dans l'espoir d'obtenir de meilleurs résultats chez les
hommes. Des essais sont également envisagés chez des sujets âgés de plus de 80
ans.
Des améliorations clinique ont été notées :sensation de bien-être, libido
améliorée,, augmentation de la densité osseuse chez les femmes de plus de 70
ans, augmentation de l'épaisseur, de l'hydratation et de la coloration de la
peau, diminution des tâches brunes.
En revanche, l'étude n'a pas montré de modifications significatives des
fonctions cognitives, contrairement à certaines études antérieures : ceci est
peut être explicable par la qualité des personnes volontaires pour cette étude,
intellectuellement actives et particulièrement motivées. De fait, tout le monde
n'a peut être pas besoin de DHEA, tout au moins pour améliorer ses fonctions
cognitives si celles-ci sont conservées !
Aucun effet secondaire sévère ou ayant conduit à l'arrêt du traitement n'a été observé. En particulier aucune différence en terme de variation des taux de PSA chez les hommes n'a été constatée entre les deux groupes.
Quels dosages demander
Pour les patients prenant de la DHEA par voie orale, le dosage clé permettant d'apprécier le degré d'imprégnation est le dosage plasmatique du sulfate de DHA (SDHEA). Le dosage plasmatique ou urinaire du DHEA non sulfaté ne présente aucun intérêt.