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La contraception est l'ensemble des méthodes destinées à empêcher la grossesse, elle impose que les procédés soient temporaires et réversibles
Principes
1 - Absence de fécondation
: On empêche la rencontre des gamètes mâles et de l'ovocyte par :- Blocage de la production des gamètes : chez la femme blocage de l'ovulation par freinage de l'axe hypothalamo-hypophysaire ; chez l'homme, inhibition de la spermatogénèse.
- Destruction des spermatozoïdes dans les voies génitales féminines par spermicides,
- obstacle mécanique à la rencontre des gamètes : préservatif masculin, diaphragme féminin, action des progestatifs sur la glaire.
2 - Absence de la nidation de l'œuf fécondé par inflammation de l'endomètre provoqué par un dispositif intra-utérin ou la pilule du lendemain.
3 - La contraception peut s'appliquer à chaque rapport sexuel de façon permanente : la contraception moderne qui permet une sexualité harmonieuse.
4 - Les critères : efficacité
(indice de Pearl), innocuité (pas de complications, les effets secondaires doivent être tolérables, la méthode sans inconvénient sur la fécondité ultérieure), acceptabilité (en fonction du niveau socioculturel, des croyances et de la facilité d'emploi) et d'un faible coût espérant que la pilule sera toujours remboursée par la sécurité sociale (en 1997 ! elle est de moins en moins remboursée) ou mise à disposition presque gratuite aux jeunes en particuliers.
Méthodes
1 - La contraception masculine
Le coït interrompu est psychologiquement et sexuellement contraignant (17% A.F. d'échec). Il faut savoir que les spermatozoïdes sont présents dans le liquide pré-éjaculatoire et qu'il peut persister des spermatozoïdes dans l'urètre en cas de rapports sexuels fréquents.
Le préservatif est un moyen de contraception, sexuellement assez tolérable, mais à utiliser surtout dans la lutte contre le SIDA. L'information devrait être mieux faite en vue d'une prévention et d'une lutte correcte contre le SIDA. Le préservatif protège aussi contre les autres MST. Il doit être mis sur une verge en érection et enlever tout de suite après l'éjaculation sur une verge encore en érection.
La contraception hormonale est très peu utilisée.
2 - La contraception mixte
La contraception mixte utilise la méthode Ogino-Knaus qui propose d'éviter les coïts du 12ème au 16ème jour du cycle et la méthode de la température (Billings). La contraception mixte (Taux d'échec 38% A.F.) devrait être reléguée au musée des antiquités.
3 - La contraception féminine
a - La douche vaginale devrait être proscrite.
b - Les spermicides sont placés en face du col (Taux d'échec de 2 à 45% A.F.), vous les trouvez en gel, mousse, ovules et capes (Alpagel, Pharmatex unidoses, Pharmatex ovules, TA-RO-CAP)
c - Les préservatifs féminins : diaphragmes et capes, ils doivent être associés aux spermicides et retirés 8 heures après le coït (Taux d'échec 2 à 15% A.F.)
d - La contraception orale : doit toujours être prescrite par un spécialiste. Les oestro-progestatifs combinés ont beaucoup d'avantages et sont surtout efficaces de 0 à 1% A.F. Il y a aussi les méthodes séquentielles (risque d'hyperplasie de l'endomètre) et la méthode progestative pure.
Si la femme peut être fécondée, en cas d'incertitude avec risque de grossesse, la pilule du lendemain est très efficace (très dosée en oestrogène).
e - Les D.I.U : les stérilets contiennent du cuivre et parfois de la progestèrone qui entraînent un effet spermicide, des troubles de la contractilité tubaire et utérine et des anomalies endométriales empêchant la nidation. L'efficacité est bonne (2 à 4% A.F.). Les risque encourus sont : les incidents lors de la mise en place (choc vagal, douleur, perforation, hémorragies) et secondairement les risques infectieux et d'expulsion. Le stérilet ne prévient pas de la grossesse extra-utérine.
Indications et contre-indications
Indications
La contraception, et surtout la pilule, permet d'accéder à une sexualité libre et harmonieuse sans la peur de la grossesse, à une régulation adéquate des naissances. La contraception permet de faire de la maternité un acte volontaire, désiré, conscient et responsable. La contre-indication médicale à la grossesse impose le recours à des méthodes plus définitives (ligatures des trompes).
Contre-indications
Pour le coït interrompu : l'éjaculation précoce
Pour l'abstinence périodique : cycles irréguliers
Pour le diaphragme : réticences psychologiques, trouble de la statique utérine
Pour les stérilets : Infections génitales, cavité utérine de grande taille, la nulliparité, les antécédents de grossesse extra-utérine, les polypes et les fibrômes, les contre-indications absolues : la grossesse en cours, les infections en cours, suspicion de cancer génital, maladies hémorragiques et traitements anti-coagulants. Il faut être vigilent lors de la mise en place de traitement antibiotiques et anti-inflammatoires qui diminuent l'efficacité du stérilet.
Pour la pilule oestroprogestative : antécédents thrombo-emboliques et cardiovasculaires, H.T.A., anomalies métaboliques (dyslipidémies, diabète), cancer hormono-dépendants, fibrômes, tabagisme important après 35 ans, comitialité, antécédents hépatiques et attention aux interactions médicamenteuses (les médicaments ayant une activité d'induction hépatique qui réduit l'activité des oestroprogestatifs et les barbituriques, certains anti-convulsivants et certains antibiotiques comme la Rifampicine).
Prescription
Un bilan régulier est nécessaire et obligatoire. Apprenez à rechercher les motivations, à connaître le comportement psychologique et sexuel. Un examen clinique complet et des examens biologiques doivent être pratiqués, profitez-en pour faire les frottis. Le bilan et la prescription sont à confier à un spécialiste. Profitez de ce type de consultation pour faire de l'information sexuelle et de la prévention dans le domaine de la lutte contre les cancers génitaux et des seins, et contre le SIDA et les MST.
Le préservatif :
Le Docteur Jacques Waynberg a réalisé une vidéo pour une information à usage privé ou institutionnel (pour se la procurer : écrire à Institut de Sexologie, 57 rue Charlot, Paris 3).
Les conseils du Dr Waynberg : 1) Essayer de rester en érection ; 2) avoir plus d'un préservatif sur soi et en permanence ; 3) Ne l'ouvrir que juste avant le rapport ; 4) Vérifier le sens de déroulement entre le pouce et l'index ; 5) Ecraser l'air qui se trouve dans le petit réservoir ; 6) Dérouler avec les deux mains ; 7) Lubrifier obligatoirement le préservatif et le sexe ou l'anus du ou de la partenaire ; 8) Vérifier que vous n'êtes pas en train de perde votre préservatif ; 9) L'enlever immédiatement après le rapport et se laver ; 10) Ne pas le jeter n'importe où.