
Casanova
n’avait-il pas souligné que les pieds, tout comme les yeux, sont des
organes déterminants de la beauté?
Au XVIIIème siècle, Nicolas Restif de la Bretonne a exprimé son
engouement pour les pieds des femmes et leurs chaussures, au point d’être
l’origine du terme français “Restifisme” ou fétichisme du pied
et de la chaussure.

Marilyn Monroe, mythe hollywoodien de la féminité
accessoirisée.
Rares sont les Orientaux à avoir entrepris une recherche sur ce
genre de sujet. Parce qu’“en Occident, selon Christo Najm, docteur
en psychanalyse littéraire, les analyses psychologiques sont beaucoup
plus usuelles”. Dans son étude portant sur le symbolisme du pied et
de la chaussure, bien que les données étaient rarement disponibles, il
constate dans ce membre, un emblème éloquent de féminité et de
sexualité.
Le fétichiste voit dans le pied l’organe érogène le plus excitant
de la femme. A ses débuts, le poète Nizar Kabbani manifestait un intérêt
au pied de la femme, plus qu’à la femme elle-même. Il adopta le pied
comme symbole à son langage, tout comme les anciens alphabets ont usé
du pied comme symbole dans les écritures aztèque et hiéroglyphe.
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SIGNIFICATION SEXUELLE
Selon l’anthropologue Paul Jacoby, bas et chaussures devenaient le
symbole de mariage tout comme l’est devenue, par la suite, la bague.
Les chaussures sont la norme du fétichiste qui émet son jugement en
tenant compte de la forme des chaussures et du symbole latent qu’elles
peuvent porter.
Les analystes n’ont-ils pas été jusqu’à prétendre que notre
personnalité et notre sexualité se reflètent dans le choix de nos
chaussures révélant, de la sorte, notre caractère et notre humeur?
Les fabriquants de chaussures imposent, fréquemment, au pied une
adaptation beaucoup plus en connivence avec la belle forme, l’élégance
et la portée sexuelle qu’elle ne peut avoir qu’avec la
confortabilité de la chaussure elle-même. Il en va de même pour la
femme et, aussi, les hommes dans le choix pour lequel ils optent. Au XXème
siècle, D. W. Griffit, un des géants du cinéma hollywoodien, organisa
le concours des plus beaux chevilles et pieds, le second prix ayant été
attribué à Joan Crawford. Le pied fin, petit et menu attirait, alors,
les hommes.
LE PIED NU EXCITERAIT LES INSTINCTS
Le pied nu d’une femme excite les instincts de l’homme, polarise les
désirs sexuels par son aspect fin, ses orteils subtils, le cambrage de
la plante des pieds, la souplesse de sa cheville, la rondeur de son
talon... L’amoureux a frôlé par là, probablement, le fétichisme lié
au pied. Tout comme l’homme a son propre spécimen des femmes, le fétichiste
choisit son propre type de pied. Le contact des danseurs avec la terre
à travers le pied, confirme leur virilité. N’a-t-on pas ressemblé
le pied à l’organe mâle et la terre à l’organe féminin? Pour Ava
Gardner, un pied nu est une sorte de liberté, un défoulement de toutes
les frustrations. Maria Vergas liait, inconsciemment, le contact du pied
à de la boue avec l’excitation sexuelle qui cherche
l’assouvissement. Il est connu depuis longtemps, que la friction
directe du pied nu avec la terre rend au corps un courant sexuel et, au
mental, le symbole de la fertilité liée à l’homme. A l’époque de
Confucius, les Chinois vouaient une admiration au pied bandé et au pied
de lotus qui excite les instincts par sa démarche gracieuse. La vertu
des filles chinoises se concentre dans leurs pieds enveloppés. Femmes
arabes et femmes turques se teignaient les orteils de henné et en
dessinaient, bien des fois, sur chacun une lettre jusqu’à composer un
terme qui avait le don d’ensorceler le Pacha ou le Sultan. La vue
d’un orteil nu accordait à la femme la possibilité de dompter un
homme et de le soumettre à son charme.
En Egypte, les riches donnaient à leurs pieds des bains parfumés, afin
qu’ils soient aptes à être baisés. Le baisement du pied, aussi
courant que l’est le baisemain de nos jours, est une action sexuelle
qui fut pratiquée par Cléopâtre et la reine Hatshepsout. Les esclaves
des deux reines leur massaient les pieds avec de l’huile parfumée et
les leur séchaient avec des plumes de paon.
Au XVIIème siècle, les chaussures renfermaient des mini-sacs parfumés;
en 1960, un chausseur créa à Paris des semelles parfumées qu’on
qualifia de semelles coquettes et romantiques. Il faut mentionner que
parfumer les chaussures se pratiquaient depuis 600 ans av. J.C .
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PIED NU ET DÉSORDRE MORAL
Les conservateurs ont associé au pied nu le désordre moral, vu son
rapport avec le sexe et les instincts. Les psychologues ont vu dans le
pied nu une réaction aux usages, une révolution sur les coutumes, une
libération des traditions, des contraintes des lois et de la rigidité
des codes.
Serons-nous étonnés par la vision de la Rome antique pour ce qui est
du pied nu? Signe de prostitution. Et dans sa blancheur? Un piège aux désirs
des hommes. Vu toute la rage qui s’empare des hommes, une attaque eut
lieu au cours de l’Histoire dans le but d’empêcher les femmes
d’exposer leurs pieds nus.
Si à la Renaissance européenne, les femmes posaient aux peintres en
tenue d’Eve, elles gardaient, cependant, leurs pieds cachés par la
longue jupe, parce qu’il était outrageux de l’exposer au regard des
gens. Les cabarets ou les boîtes qui furent accusés d’achalander la
prostitution furent vite innocentés parce que les femmes se couvraient
les pieds.
Dans les anciennes civilisations, les femmes se couchaient, les mules
parfumées aux pieds, parce que le déchaussement devant l’amant ou le
mari constituait une invitation claire et directe à des relations
sexuelles.
Le symbolisme des pieds devient pareil à celui des vêtements: plus la
femme est couverte et voilée, plus elle enflamme l’homme.
ÉROTISME DES CHAUSSURES ET DES PIEDS
La forme ou le modèle des chaussures ne reflète pas, uniquement, la
personne mais aussi les désirs qu’elle veut transmettre. L’érotisme
des chaussures est un substitut à l’érotisme des pieds. Les
chaussures ont le rôle le plus grand dans l’attraction de la séduction
du pied, surtout si l’on tient compte de la pointure de la chaussure,
de sa beauté, de la qualité du cuir, du matériel, des talons
aiguilles, de sa couleur excitante.
Les talons hauts sont plus excitants. Marilyn Monroe attribue sa célébrité
au talon haut.
Les talons hauts signifient la maturité sexuelle. Sans cette
qualification, les Etats-Unis n’auraient jamais connu ces talons; ces
chaussures s’y sont répandues grâce aux putes qui se sont montrées
avant-gardistes dans leur port. Plus tard, ces talons furent adoptés
par les femmes de la haute société et par les aristocrates. Les
analystes ont mentionné le sadomasochisme que pouvait éprouver
beaucoup d’hommes en voyant une femme se chausser de talons hauts.
Pour beaucoup de femmes et particulièrement les obsédées de la révolution
féminine, les hauts talons sont un moyen de vengeance de la domination
des hommes. Il est vrai que la confection des bottes à la fin des années
60 n’accentue pas la beauté de la femme, mais double son charme, sa séduction;
c’est tout comme si elle saisissait une cravache et invitait par là
un homme au plaisir masochiste à travers le sadisme des hauts talons ou
celui des bottes collantes. Cette suggestion peut être à l’origine
des mouvements révolutionnaires féminins à la fin des années 60. Le
sadisme de la femme n’éclipse pas, dans ce cas, le masochisme évident
chez l’homme à admirer la femme-bourreau.
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| LE PRÉSIDENT BEN ALI À L’OUVERTURE
DU SOMMET DU MILLÉNIUM DE L’ONU DR CHAWKI HITTI: “LE FÉTICHISME, UNE DÉVIATION SEXUELLE” Le fétichisme, selon Chawki Hitti, docteur en psychologie, est une déviation sexuelle se manifestant par un attachement érotique, soit à des vêtements (chaussure féminine, sous-vêtement, mouchoir, gants...), soit à une partie déterminée du corps (cheveux, pieds, mains...) ou à une qualité (une odeur, une qualité tactile). Bien que la notion de fétiche ainsi que le terme de fétichisme soient bannis de l’ethnologie contemporaine, la psychanalyse continue à en faire usage, dans la mesure où le sens qu’elle leur accorde prend, d’abord, appui sur des données cliniques relatives à une perversion. Cette perversion se rencontre chez de grands timides, des anxieux, des refoulés, des psychasthéniques, etc. Elle a une signification symbolique et semble liée aux premiers émois sexuels de l’enfant. Le fétichiste a donc besoin de contempler ou d’imaginer l’objet ou la partie du corps, pour obtenir l’érection et la satisfaction sexuelle. Le fétichisme se rencontre, surtout, chez les hommes. En 1927, dans l’article qu’il consacre au fétichisme, Freud, souligne que: 1. Le fétiche est le substitut du phallus de la femme (la mère) auquel a cru le petit enfant et auquel il ne peut pas renoncer. 2. Le fétichisme se caractérise par un processus de clivage entre la fonction imaginaire du fétiche (croire que la femme possède un pénis) et le rapport à la réalité (savoir que la femme n’en a pas). La présence simultanée de la négation et de l’affirmation -qui se distingue, cependant, de la dénégation - caractérise le sens du déni et définit la nature du processus de clivage. |
MATÉRIEL EN CUIR ET VIOL
Le matériel en cuir et étroit est lié, inconsciemment, à l’opération
de viol. L’extase du cuir ! Le masochiste interpréterait cet état
d’esprit chez les hommes dans son désir d’être piétiné par une
femme. Il est important de souligner que ces hommes souffriraient d’un
sentiment d’infériorité et de soumission envers toute personne
jouissant d’un pouvoir supérieur ou même leur conjointe sur le plan
social,intellectuel et matériel. Ainsi, il devient l’esclave
jouissant du plaisir d’être piétiné. H. Ellis a essayé
d’expliquer le plaisir qu’a un fétichiste d’être piétiné par
les pieds d’une femme; il a trouvé que le pied devenait le symbole du
coït et, plus clairement, de mariage. Ceci, bien entendu, ne traduit guère,
dans ce cas, une souffrance mais un plaisir des sens. Si le cuir doux et
coloré, observe le Dr Najm, reflète les traits caractéristiques féminins
et l’extase sexuelle, le cuir épais et sa couleur sombre inspirent la
virilité austère et l’agressivité, surtout pour ceux qui en
manquent. Tout comme la cravache, les bottes sont le symbole de la
puissance et de la robustesse. Les bottes agrémentées de clous ou
atteignant les genoux, reflètent le caractère sauvage, le sadisme et
l’hostilité. Celui qui porte ces bottes ne se contente pas d’être
un homme, mais convoite à manifester sa mégalomanie à travers le cuir
de ses chaussures, des larges fils, des lourdes semelles et des talons
retentissants. Nombreux sont les jeunes qui ont recours à ces
chaussures pour inspirer la terreur, définir leur identité en visant
la domination, compensant ainsi leur moi sexuel perturbé. Au regard
d’un homme qui souffre, le pas lourd est le seul moyen pour se libérer.
Qu'est-ce que le fétichisme sexuel? Comment l'expliquer?
Le fétichisme sexuel est un problème sexuel qui affecte presqu'exclusivement les hommes et qui consiste à démontrer un attachement exclusif à certaines catégories d'objets auxquels l'individu attribue un sens sexuel. Les sexologues ne s'entendent pas tous sur les causes du fétichisme sexuel. Certains pensent que les hommes deviennent fétichistes parce qu'ils ont été en contact très jeunes avec un objet qui les a stimulé sexuellement. Selon cette théorie, dite de l'empreinte, la première émotion sexuelle de l'individu resterait accroché à la situation ou l'objet qui l'a provoqué et qui agirait à partir de ce moment comme un déclancheur de l'excitation sexuelle. À titre d'exemple, pensons à l'adolescent qui connaît son premier orgasme en frottant son pénis contre la petite culotte d'une cousine (dérobée lors de sa dernière visite chez ma tante).
L'orgasme qu'il obtient la première fois est si intense qu'il cherche encore à le vivre toute sa vie durant, sans jamais y parvenir autrement qu'avec une petite culotte. D'autres sexologues considèrent plutôt que le fétichisme sexuel tire son origine dans la signification de l'objet fétiche pour l'individu. En gage d'illustration, pensons au fétichiste des seins, cet homme qui ne peut s'exciter qu'en présence d'une femme aux seins volumineux. On peut supposer que les gros seins ont pour cet homme une signification maternelle et que la vue des gros seins répond pour lui à un besoin affectif.
Finalement, quelques sexologues pensent plutôt que le fétichisme sexuel s'installe lorsqu'un homme découvre qu'il parvient très facilement à l'excitation en présence d'un objet ou de certaines caractéristiques physiques (les longues jambes ou les femmes de couleur, par exemple). Plutôt que de diversifier ses sources d'excitation, un tel homme s'en tient toujours au même fétiche et ne peut bientôt plus s'en passer. Pour s'exciter, il doit désormais voir son fétiche, le toucher ou, au pis aller, l'imaginer.
Depuis quelques années également, un phénomène émerge et semble s'implanter dans les mœurs. En effet, c'est ainsi qu'on revêt des tenues fétiches qu'on exhibe dans des fétiches-cafés lors de soirées fétiches entourés de personnes s'adonnant à des pratiques fétichistes. Définit par la psychanalyse comme une perversion sexuelle et tapi dans l'ombre, voilà qu'aujourd'hui ce fétichisme, à connotation sexuelle, s'affiche publiquement et sans honte dans la rue, les journaux, au cinéma et devient même objet d'étude et sujet de recherches universitaires.
"Bien que nous percevions spontanément et tout "naturellement" les objets en relation avec leur utilité, ceux-ci sont aussi des signes pour nous; nous leur attribuons une valeur symbolique. Ils connotent un statut social, une activité professionnelle, une attitude psychologique, par exemple. Comme les autres signes, ils ne s'articulent pas uniquement sur l'axe des associations et des substitutions, ils n'ont pas seulement une valeur symbolique; ils se distribuent également selon différents classements possibles; ils entrent de manières variées dans des rapports de concaténation avec les autres objets (2)".
Le fétichisme anthropologique
Le terme fétiche, introduit en France en 1760 par Charles de Brosses,
un ethnographe et un linguiste, dérive du portugais FEITICO et
signifie "poupée, objet-fée, maléfice". Pour les
ethnographes du XVIIIe siècle, il désigne un objet de culte vénéré
de manière irrationnelle par les civilisations dites
"primitives". De Brosses écrit: "C'est une des plus
anciennes espèces d'idolâtrie qui subsiste encore dans les objets
d'adoration des Nègres et des Lapons, qui ne sont qu'une pièce de
bois, une pierre, une plante, un animal, etc. Les Portugais d'Afrique
donnent à tous ces sujets le nom générique de fétiches, c'est-à-dire
chose fée, consacrée, enchantée, etc
Pour les anthropologues du XIXe siècle, le terme fétiche désigne un élément inanimé ou animé aussi disparate qu'un objet, un animal, un arbre, une rivière ou un lieu auquel est attribué des pouvoirs surnaturels bénéfiques ou maléfiques: c'est la dimension sacrée du fétiche. Une conception plus moderne range aussi sous cette appellation des entités matérielles (objet ou être humain), objet d'un culte immodéré et compulsif, sans que ces déités soient pour autant dotées de facultés supranaturelles ou spirituelles: c'est la dimension profane du fétiche.
Contrairement à la croyance séculaire, le fétichisme n'est pas l'apanage exclusif des civilisations dites archaïques ou des sociétés anciennes. De fait, "les fétiches qui assurent une protection contre différents dangers et les fétiches qui exorcisent les peurs n'ont pas disparu". Seule leur nature s'est transformée et adaptée aux nouvelles doctrines. Aujourd'hui comme hier, les sociétés contemporaines éprouvent toujours le besoin impérieux, presque viscéral, de se prémunir contre tout et de rien et par tous les moyens. C'est ainsi "que nos sociétés développent des mécanismes de défense pour contrer les fléaux naturels, écologiques ou économiques (épidémies, sécheresses, crash boursier, etc.) et les individus sont constamment invités à recourir à diverses techniques d'autodéfense psychologiques et physiques capables de leur fournir sur demande un halo protecteur contrant toutes formes d'agression. Comme dans les sociétés primitives, à chaque danger correspondra un objet-fétiche qui, une fois brandi, rendra son utilisateur non seulement invulnérable, mais encore plus fort que la menace elle-même".
Un exemple, sélectionné parmi une multitude d'autres exemples, illustre bien ce propos. Dans la Grèce et la Rome antique, on voue un culte sacré au Phallus, objet-fétiche participant du Sacré et symbole de fécondité et d'abondance: on lui élève des temples; statufié, on le porte en procession lors des bacchanales; il orne le cou des femmes sous forme d'amulette ou de talisman; on le dispose à la croisée des chemins, etc. Aujourd'hui et par un déplacement ou glissement du Sacré vers le Profane, le même élément se peut être véhicule de la Mort. Un objet toutefois peut contrer le Mal et assurer protection, sécurité, voire invulnérabilité: c'est le condom qui devient en 1988, un objet-fétiche indispensable et incontournable.
"Sous la bannière moralisatrice de "L'amour ça se protège" (le slogan le plus féticheur qu'on puisse imaginer), les habitants des cinq continents se rallient pour faire face au mal du siècle: le sida. Après avoir vainement cherché la médication qui endiguerait l'épidémie, la médecine baisse momentanément les bras et la race humaine, si elle veut assurer sa survie, doit encore une fois avoir recours au fétiche. /.../ Un refus d'utiliser le fétiche-protecteur ne condamne pas nécessairement à la mort mais si ce manquement à l'éthique est rendu public, l'individu devient "à risque" et dangereux presque au même titre que le séropositif. Il constitue une menace potentielle pour l'autre. /.../ L'absence du condom-fétiche devient en somme le signe de la présence du mal. Au contraire, son utilisation autorise à tous les licenciements et à tous les plaisirs sans danger de représailles. Il rend invulnérable et puissant".
Le fétichisme sexuel
A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, le terme se
transporte en Allemagne et en Autriche où deux psychiatres, Richard
von Krafft-Ebing et Sigmund Freud lui attribuent une nouvelle définition.
Rangé dans la catégorie des perversions sexuelles, le terme fétichisme
désigne une pratique qui consiste à recourir, de façon
obsessionnelle, à des éléments dénués de toute signification
sexuelle afin de satisfaire des pulsions libidinales. Exprimer
autrement, le fétiche sexuel est un objet "non-génital"
dont la vue, le toucher ou l'usage est indispensable pour l'obtention
d'une jouissance sexuelle. Suivant la thèse freudienne, le fétichisme
serait une pratique typiquement masculine. Elle prendrait sa source
dans la phase génitale du développement psychique de l'enfant mâle
et résulterait du conflit non résolu engendré par la découverte de
la différence sexuelle, du désaveu de la castration de la mère et
la restitution imaginaire de son phallus. Croyant que la femme - sa mère
ou toute première femme assumant ce rôle - possède un pénis, le
garçonnet découvre que tel n'est pas le cas, la mère est dépourvue
de cet organe. A la vue de l'absence du sexe de la mère, il se voit
menacé dans sa propre intégrité physique et entretient une peur
fantasmée de la castration. Il faut préciser que "la vue
insupportable de l'absence n'est pas tant celle de l'absence d'un pénis
que celle de l'absence d'un phallus, c'est-à-dire d'un objet fantasmé,
d'un "Ersatz", d'un simulacre d'origine, qui fait éclater
l'opposition de la chose réelle et de son substitut (7)".
Par déplacement, l'objet-fétiche se substitue à ce "manque" et le comble: il est métaphore. Procédant d'un découpage et d'une fragmentation, il est aussi métonymie, c'est-à-dire la partie tenant lieu et place du tout. Généralement prélevé à même un lexique d'accessoires de la féminité, l'objet-fétiche "procède d'un découpage d'urgence (puis d'une cristallisation et d'un investissement sémantique forcené) à même les éléments contigus à la situation traumatique: dentelles de la lingerie, satiné électrostatique d'un collant, angle dévertébrant d'un escarpin acéré, etc. Le fétiche est désormais culturellement décliné via une panoplie de l'accessoire et de l'ornement, de l'intrication et de l'intime qui n'a plus rien à voir avec les caractéristiques sélectionnées par de Brosses et qui fait basculer la fée...rie de la chose en chose fé...minine (8)".
a
question de la perversion parcourt l'oeuvre freudienne du début
jusqu'à la fin. À côté des névroses et des psychoses, Freud pose
les perversions comme paradigme d'un type particulier de rapport de
l'individu à son monde. Le texte de 1927 consacré au fétichisme, présenté
comme prototype des autres perversions, constitue probablement l'élaboration
la plus complète sur ce thème.
Dans Fétichisme, Freud fait du déni de la castration, au moyen de la constitution du fétiche, le moteur principal de cette pathologie, le fétiche se proposant comme remplaçant du pénis manquant de la femme.
Le texte de 1927 est aussi important parce que Freud y reprend le concept de déni introduit quelques années plus tôt pour en faire une élaboration théorique plus poussée, s'inscrivant dans la série de textes où se départagent névroses et psychoses (Névrose et psychose (1924) et La perte de la réalité dans la névrose et la psychose (1924) et La négation 1925)).
Pour ce qui est de la première notion [l'occultisme], nous rappellerons tout d'abord que le terme "occulte" tire son origine des vires occultae, c'est-à-dire des forces invisibles de la nature, et des occulta, des secrets relevant des anciens mystères ; en fait, l'occultisme moderne se réduit grosso modo à l'étude des phénomènes extra-sensibles, étude des plus aléatoires en raison de son caractère tout empirique et de l'absence, précisément, de toute doctrine de base.
L'occultisme s'étend de l'expérimentation pure et simple jusqu'aux spéculations et pratiques pseudo-religieuses ; de là à qualifier d' "occultisme" toute doctrine ou méthode authentiquement ésotérique il n'y a qu'un pas, qui a été franchi par ignorance, indifférence ou négligence, et sans scrupule ni vergogne par ceux qui ont intérêt à une semblable dépréciation. C'est comme si l'on qualifiait les vrais mystiques d'occultistes sous prétexte qu'eux aussi s'occupent de l'invisible.
Il y a eu bien des spéculations sur la question de savoir comment le sage - le "gnostique"(1) ou le jnânî - "voit" le monde phénoménal, et les occultistes de tout genre ne se sont pas privés d'émettre les théories les plus fantaisistes sur la "clairvoyance" et le "troisième oeil"; en réalité, la différence entre la vision ordinaire et celle dont jouit le sage n'est de toute évidence pas d'ordre sensoriel. Le sage voit les choses dans leur contexte total, donc à la fois dans leur relativité et leur transparence métaphysique... Le "troisième oeil", c'est la faculté de voir les phénomènes sub specie aeternitatis et partant dans une sorte de simultanéité ; il s'y ajoute souvent, par la force des choses, des intuitions sur les modalités pratiquement imperceptibles.
(1) Nous employons toujours ce mot au sens étymologique et sans tenir compte de tout ce qui, historiquement, peut s'appeler "gnosticisme". C'est la gnose que nous avons en vue et non ses déviations pseudo-religieuses.
Empirisme procédant à l'aveuglette et doté d'une fausse doctrine, ce qui n'empêche pas les phénomènes d'être réels. (Images de l'esprit, p. 145, note 42).
... pourquoi des Soufis ont-ils déclaré que Dieu peut être présent, non seulement dans les églises et les synagogues, mais aussi dans les temples des idolâtres ? C'est que dans les cas "classiques" et "traditionnels" de paganisme, la perte de la vérité plénière et de l'efficacité salvifique résulte essentiellement d'une modification profonde de la mentalité des adorateurs et non de la fausseté éventuelle des symboles ; dans toutes les religions qui entouraient chacun des trois monothéismes sémitiques, de même que dans les "fétichismes"(1) encore vivants à l'heure actuelle, une mentalité primitivement contemplative et possédant par conséquent le sens de la transparence métaphysique des formes, a fini par devenir passionnelle, mondaine(2) et proprement superstitieuse.(3)
Le symbole, laissant transparaître à l'origine la réalité symbolisée, - dont il est d'ailleurs à rigoureusement parler un aspect, - est devenu en fait une image opaque et incomprise, donc une idole, et cette décheance de la mentalité générale n'a pas pu ne pas agir à son tour sur la tradition elle-même, en l'affaiblissant et en la faussant de diverses manières ; la plupart des anciens paganismes se caractérisent par l'ivresse de puissance et la sensualité. (Comprendre l'Islam, p. 60).
(1) Ce mot n'a ici qu'une fonction de signe conventionnel pour désigner des traditions déchues ; en l'employant, nous n'entendons pas nous prononcer sur la valeur de telle ou telle tradition africaine ou mélanésienne.
(2) Le kkâfir, selon le Koran, se caractérise en effet par sa "mondanité", c'est-à-dire par sa préférence des biens d'ici-bas et son inadvertance (ghaflah) à l'égard des biens de l'au-delà.
(3) D'après l'Évangile, les païens s'imaginent qu'ils seront exaucés parce qu'ils font beaucoup de paroles. La "superstition" c'est, au fond, l'illusion de prendre les moyens pour la fin, ou d'adorer les formes pour elles-mêmes et non pour leur contenu transcendant.
Le paganisme, s'il ne se réduit pas à un culte des esprits, - culte pratiquement athée qui n'exclut pas la notion théorique d'un Dieu(1), - est proprement un "angélothéisme"; le fait que le culte s'adresse à Dieu dans sa "diversité", si l'on peut dire, ne suffit pas pour empêcher la réduction du Divin - dans la pensée des hommes - aux niveaux des puissances créées. L'unité divine prime le caractère divin de la diversité : il est plus important de croire à Dieu, - donc à l'Un - que de croire à la divinité de tel principe universel.
(1) Il est des Nègres fétichistes qui, sans ignorer Dieu, s'étonnent que les Monothéistes s'adressent à lui alors qu'il habite des "hauteurs inaccessibles". (Perspectives spirituelles et faits humains, p. 91).
Le paganisme, c'est la réduction de la religion à une sorte d'utilitarisme, ce qui amène le syncrétisme et l'hérésie : le syncrétisme, parce que les divinités et les cultes les plus hétéroclites sont ajoutés au propre culte sans assimilation ni intégration aucune ; et l'hérésie, parce que les qualités divines sont confondues avec les puissances angéliques, qui, à leur tour, sont rabaissées au niveau des passions humaines ; la façon même dont les anciens représentaient les dieux prouve bien qu'ils ne les comprenaient plus. (Perspectives spirituelles et faits humains, p. 92).
... les rationalistes et les fidéistes ne sont pas les seuls adversaires de la Sophia Perennis : un autre opposant - quelque peu inattendu - est ce que nous pourrions appeler le "réalisationnisme" ou "l'extatisme" : à savoir le préjugé mystique - assez répandu dans l'Inde - qui veut qu'il n'y ait que la "réalisation" ou les "états" qui comptent en spiritualité. Les partisans de cette opinion opposent à la "vaine ratiocination" la "réalisation concrète" et s'imaginent trop facilement qu'avec l'extase, tout est gagné ; ils oublient que sans les doctrines - à commencer par le Vedânta ! - ils n'existeraient même pas ; et il leur arrive également de perdre de vue qu'une réalisation subjective - fondée sur l'idée du "Soi" immanent a grandement besoin de cet élément objectif qu'est la Grâce du Dieu personnel, sans oublier le concours de la Tradition.
Nous devons mentionner ici l'existence de faux maîtres qui, héritiers de l'occultisme et inspirés par le "réalisationnisme" et la psychanalyse, s'ingénient à inventer des infirmités invraisemblables afin de pouvoir inventer des remèdes extravagants. Ce qui logiquement est surprenant, c'est qu'ils trouvent toujours des dupes, et cela même parmi les soi-disant "intellectuels"; l'explication en est que ces nouveautés viennent remplir un vide qui n'aurait jamais dû se produire.
Dans toutes ces "méthodes", le point de départ est une
fausse image de l'homme ; le but de l'entraînement étant le développement
- à l'instar de la "clairvoyance" de certains occultistes -
de "pouvoirs latents" ou d'une personnalité épanouie
ou "libérée". Et puisqu'un tel idéal n'existe pas -
d'autant que la prémisse est imaginaire - le résultat de l'aventure
ne peut être qu'une perversion ; c'est la rançon d'un rationalisme
sursaturé - éclaté à son extrême limite - à savoir un
agnosticisme dépourvu de toute imagination.
(La transfiguration de l'homme, p. 16-17)
Point de vue et regard sur le Fétichisme
C’est bien connu, quand on ne connaît pas quelque chose, on a tendance à tout mélanger ! Or tous les fétichismes axés sur cette partie du corps humain qui est le pied ne procède pas du fétichisme du pied ! Ainsi :
Le socking (fantasme de la chaussette) est un fantasme fonctionnant complètement différemment !
Le stocking (fantasme du bas) bien que cousin du fétichisme du pied, l’appréhende de façon vestimentaire et non corporelle ! il en est de même pour le fétichisme de la chaussure ou des bottes !
Les adorateurs du pied passent en général pour de gentils mabouls aux yeux du reste de la population ! Contrairement à d’autres pratiques, ça ne répugne pas, ça ne soulève pas d’indignation ! Non, ça fait hausser les épaules ! On se demande qui sont ces gens et d’où ils sortent pour avoir des pratiques aussi bizarres !Et pourtant le fétichisme du pied existe à l’état latent chez pratiquement tous les individus. Qui n’a jamais embrassé les pieds de sa (de son) partenaire, et qui lors de ce baiser pédestre n’a pas (ne serait-ce que juste un peu) donné un petit coup de langue ?
Comme pour la plupart des fantasmes, nous aurons affaire à trois catégories de population :
- Ceux qui pour qui, il s’agit d’un fantasme primordial, souvenir de l’adolescence, c’est leur truc, c’est obsessionnel et ils ne peuvent envisager un rapport sexuel dans lequel il ne serait pas inclut.
- Ceux qui n’y viendront jamais (même un tout petit peu, pour voir...) quelles que soient les raisons (manque de curiosité, non-motivation, désintérêt affiché d’office ou coinçage de braguette)
- Ceux qui de près ou de loin l’ont pratiqué sans que cela prenne un tour obsessionnel. Ce fantasme peut en effet venir tard, souvent les adeptes tardifs sont des gens qui ont côtoyé sexuellement une personne « pratiquante », ils ont alors trouvé la chose amusante, et y re-goûtent parfois.
Nous passerons ici simplement en vue et à l’usage des curieux les différents aspects que peut prendre le fétichisme du pied (me limitant en cela aux pratiques que j’ai moi-même... pratiqué ou du moins expérimenté, pour le reste chacun peut imaginer ce qu’il veut, rien n’est limitatif)
La simple vue d’un pied peut être excitante. Un pied c’est joli ! D’ailleurs les gens soignent leur pied, c’est bien pour qu’ils soient jolis ! Les podologues et les pédicures n’ont jamais autant prospéré. L’été la plupart des femmes se vernissent les ongles des orteils, et on voit maintenant apparaître des bagues d’orteils. Donc on les aime bien nos petits « pieds pieds ». On veut qu’ils soient beaux, qu’ils plaisent, qu’ils attirent l’œil, qu’ils excitent aussi, pourquoi pas ?
La mise en valeur du pied dépendra aussi de la chaussure, et si certains ne jureront que par les pieds nus (naked foot) d’autres ne seront pas insensibles à la belle cambrure donnée à cet organe par quelque chaussure savamment choisie !
Nous abordons un sujet sensible. Un pied sauf sans doute lorsqu’il sort de la salle de bain à une odeur ! Et là il y a sans doute problème. Il est notoire que l’homme est un mammifère complètement handicapé de l’odorat. Non seulement on ne sent pas grand chose, mais on rejette plus ou moins culturellement certaines odeurs (il y a la pub aussi, et les marchands de déodorants..). Or un pied qui n’a pas transpiré exagérément (il y a malheureusement quelques sujets qui ont des problèmes réels) possède une odeur qui non seulement est très supportable mais qui a son charme, c’est après tout de l’odeur corporelle à l’état brut. De l’odeur au goût il n’y a qu’un pas, franchissons-le !
Le
léchageL’endroit le plus agréable tactilement reste le dessus du pied, mais ce n’est pas en général cette partie qui a la faveur des amateurs, ce sont :
- la plante du pied, très souvent associé à des jeux de soumissions.
- le gros orteil.
- L’ensemble des orteils, dans ces deux derniers cas, le léchage et le sucement prennent inconsciemment l’aspect d’un simulacre de fellation. Tout se passe dans la tête, mais j’ai vu des hommes obtenir une érection fabuleuse en suçant un orteil.
Il n’est pas interdit de s’auto-lècher ! Autrement dit de prendre son pied au sens propre ! Essayez donc ! Vous m’en direz des nouvelles. Si vous avez plus de quarante ans et que vous ne faites pas de sport ça risque d’être difficile, vous allez passer à côté de quelque chose ! (remarquez, s’il ne manque que quelque cm, vous pouvez toujours faire des exercices d’assouplissement, cela ne peut vous faire que du bien, mais attention, un peu tous les jours, ne forcez pas, je ne voudrais pas non plus être responsable d’un accident musculaire pour une histoire de pied...)
Le pied peut (que dis-je !) doit se caresser, la peau du dessus de pied est d’une douceur extrême !
On peut bien évidemment se servir de son pied pour caresser son (sa) partenaire. Il faut en fait apprendre à s’en servir, mais ça vient très vite, caresser les seins d’une femme avec ses petits petons est quand même une expérience assez délirante et que je vous conseille, si ça ne vous fait rien, ça vous rendra au moins de bonne humeur !
Attention, ça devient hard ! Commençons par le plus spectaculaire, le masturbé sera donc monsieur ! Madame (ou l’autre monsieur, vous faites ce que vous voulez chez vous !) a donc à sa disposition deux techniques :
- Le classique, on coince le zizi du monsieur entre les deux pieds, et en avant la branlette ! Résultat garanti !
- Pour utilisateurs avancés (comme ils disent chez Microsoft) il existe une méthode encore plus spectaculaire ! Le masturbateur va coincer la bite du monsieur entre son gros orteil et le doigt de pied voisin. Impossible malgré tout avec certains pieds et avec certaines bites ! Mais essayez ce truc vous m’en direz des nouvelles, ce n’est pas si connu que cela et c’est bien dommage !
On peut aussi s’amuser à exciter un clitoris avec le pied, mais à titre de divertissement, l’orteil n’a pas, en principe, l’agilité et la faculté d’adaptation nécessaire pour mener l’opération à son terme (mais comme en toutes choses il y des exceptions)
Restent les introductions vaginales ou anales, plus amusant qu’autres choses et sans doute plus excitant pour le masturbateur que pour la partenaire. Attention toutefois à l’état des ongles (un ongle peut blesser et il faut savoir que son extrémité est un vrai bouillon de culture microbien. A réserver donc au pied sortant de la douche !
Le fétichisme du pied se marie très souvent avec d’autres fantasmes dits marginaux, voyons un peu tout ça !
Ne criez pas ! Je ne vous ai rien fait ! On n'est pas obligé de faire ce qu’on aime pas ! Mais admettez que ça peut être tordant de rire ! On peut donc enduire un pied (confiture, miel, crème chantilly, yaourts, etc...) on peut tremper un pied (champagne, lait parfumé, cocktails variés alcoolisés ou pas, purée, etc..) On peut se servir du pied pour écrabouiller quelque chose (un bon gâteau au moka par exemple si vous aimez le sucré, pour les amateurs de salé je préconiserais carrément le camembert coulant.) Bon vous pouvez laisser aller votre imagination... Une fois le pied « alimenté » on va bien sûr le sucer, le lécher, le déguster... Bon appétit !
Beaucoup plus courant qu’on voudrait l’imaginer, les deux fantasmes se rejoignent chez ceux qui sont amateurs d’odeurs corporelles ! La mise en œuvre ressemble au paragraphe précédent.
- Le trempage : La personne va par exemple uriner dans un récipient dans lequel elle trempera donc ses pieds avant de les donner à sucer à son (sa) partenaire
- Le foulage : la personne urine par terre, marche dans la flaque, et... (il faut vous faire un dessin ?)
- L’arrosage : l’un de moyens les plus directs consiste tout simplement à se pisser sur le pied...
- Lèche-moi les pieds !
Les jeux de domination sont friands de ce genre d’actes. La botte, la bottine ou l’escarpin remplace alors souvent le pied nu et lui servent de substitut, n’empêche, on s’éloigne alors du fantasme. On ne sera en plein dedans qu’en cas de pied nus ou de chaussures découvertes ! Examinons maintenant tout ce qu’on le peut faire avec un pied dans ces séances
- Le pied du soumis :
Le pied est une zone sensible, on peut donc lui infliger les même sévices qu’aux autres parties du corps (martinet, cravache, badine, orties, cire chaude)
- Le pied du dominateur (dominatrice)
Le dominateur va obliger le soumis à lui caresser les pieds, à les sentir, à les sucer, à les lécher, l’association avec les fantasmes alimentaires et uro étant évidemment possible.
Une pratique voisine de la domination est le « paillasson », le dominateur va grimper pieds nus sur le soumis allongé et jouer à l‘aide de ses pieds.
(De l’anglais to tickle=chatouiller)
Cité pour mémoire, car il ne faut pas abuser de ce truc-là, le tickling est ni plus ni moins qu’une chatouille contrainte de la plante des pieds (hi ! hi ! hi !)
Stoking est le mot anglais pour désigner les bas ! Ce fantasme est cousin du fétichisme du pied, les pratiques associées étant grosso modo les mêmes, à cette différence près que la jambe est toujours gainée de bas !
Je me contente de signaler cette pratique puisqu’on trouve des photos de ce genre de truc sur Internet : il s’agit simplement de la fascination qu’ont certains pour les pieds sales (no comment, chacun son truc !)