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L'éjaculation précoce
Un article de Marine Dietrich sexologue et psychothérapeute comportementaliste, hypnothérapeute, consultante à Perpignan le contrôle peut s'apprendre pour une meilleure harmonie dans la vie du couple |
Nous
devons ce texte et l’ensemble de cette méthode à notre collègue Madame Marine
Dietrich (ses coordonnées sont tout en fin d'article), sexologue &
psychothérapeute, spécialisée en hypnose, ancienne
Présidente des Centres de Thérapies et ancienne Directrice des Éditions de la
Louvière.
L’éjaculation précoce représente un dysfonctionnement sexuel fréquent ;
selon les auteurs 60
à 80 % des hommes en seraient atteints à des degrés variables. Il ne s’agit
pas d'une maladie en soi, mais plutôt d’un trouble de la relation sexuelle.
Attention : Beaucoup d'hommes imaginent que l'on peut contrôler, en tout cas au début de l'apprentissage, son éjaculation tout en continuant à faire des Allers/Retours.... il n'en n'est rien, TOUS LES hommes pour se contrôler se retirent ou arrêtent les mouvements de Va et Vient, ce n'est que plus tard que le contrôle de l'excitation sexuelle vous permettra d'arriver à un maîtrise parfaite. Beaucoup d'hommes imaginent aussi qu'ils peuvent faire comme dans les films X, faire des allers/retours et ne pas avoir à essayer de contrôler. Le contrôle existe chez tous les hommes, dans les premières minutes, chez certains il nécessite même un petit retrait, chez d'autres, surtout avec l'expérience, le contrôle se fait sans se retirer. La femme ayant besoin d'au moins 10 mn pour obtenir un orgasme lors de la pénétration, une pénétration doit durer au moins 15 mn.
Définition
Si l’expression "éjaculation
prématurée", plus juste, remplace parfois celle d’éjaculation précoce,
elles ne représentent ni l’une ni l’autre la réalité du trouble. Nous
devrions parler plutôt d’absence de contrôle par l’homme au moment de la
survenue de son éjaculation empêchant sa partenaire d’atteindre l’orgasme.
L'éjaculation survient lorsqu’un certain seuil d’excitation (point de non
retour) est atteint, la maîtrise doit se situer à ce niveau. Il s’agit donc
pour lui de ne pas dépasser ce seuil, sauf lorsqu’il l’a décidé. Ce
n’est donc pas un problème de durée, ni d’éjaculation, mais un problème
de maîtrise du niveau d’excitation et d’adaptation à sa partenaire.
L'interrogatoire ou les
questions à (se) poser ?
Très important, il insistera
sur :
L'éjaculation prématurée
est-elle primaire ou secondaire ? dans ce cas rechercher le phénomène déclenchant,
Est-elle
sélective ou non sélective ? le contrôle est-il plus facile à la
masturbation ou lors des fellations ? lors du coït ?
N'oubliez pas que les
homosexuels peuvent aussi souffrir d'éjaculation prématurée.
• Phénomène socioculturel
?
L’éjaculation prématurée
peut être considérée comme telle. En effet ce n’est pas une maladie.
L’acte sexuel est, chez l’homme comme chez tous les mammifères, un acte à
visée reproductrice. L'homme est en fait biologiquement programmé pour éjaculer
en 1 à 2 mn, ce qui est largement suffisant pour procréer! Et pendant des générations
et encore à notre époque dans certaines cultures, la rapidité est un synonyme
de virilité. L’émancipation féminine survenue très récemment est en fait
la "responsable" de l’émergence de ce trouble; en effet tant que le
plaisir sexuel fut un domaine réservé à l’homme, l'éjaculation précoce
n'existait pas, en tant que telle. La révolution sexuelle s’est faite, la
jouissance est devenu aussi une affaire féminine. L'homme est donc obligé de
modifier son comportement sexuel pour s’adapter à cette nouvelle femme
qui a une demande de satisfaction sexuelle. L’inadaptation qui peut en résulter,
s’est caractérisée par ce que nous appelons l’éjaculation prématurée.
• Phénomène névrotique ?
Sans aucun doute : la prise de
conscience de cette incapacité à s’adapter à l’autre c’est à dire à
maîtriser le moment de survenue de son éjaculation, va déclencher chez
beaucoup une névrose d’angoisse aggravant le trouble. Nous savons en effet
que le plaisir vaginal de la femme a besoin de temps(plus de 10 mn). L’échec
à se conformer à un idéal sexuel ou la frustration exprimée par la
partenaire vont déclencher une succession de réactions source d’angoisses
(angoisses de performance). Cela risque d'aboutir souvent à une inhibition du désir
sexuel qui peut entraîner une impuissance de type secondaire.
Le
cercle vicieux s'installe donc : Éjaculation prématurée, Échec, Conduite d'échec,
Angoisse de Performance (les angoisses augmentent la vitesse d'éjaculation)
donc éjaculation prématurée. L'éjaculation précoce, au bout de nombreuses
années risque de générer une impuissance, une inhibition du désir sexuel,
une mésentente conjugale, une dysharmonie sexuelle...
Quant au "vagin denté",
il faut y penser, la
psychanalyse explique l'éjaculation prématurée par la peur inconsciente pour
l'homme d'être castré.
Dans les causes d'échec après
la mise en place d'une rééducation de l'éjaculation précoce, nous retrouvons
une peur du vagin de la femme, une homosexualité latente, un fond
comportemental sadique, une mésentente conjugale. De nombreux échecs sont dûs
à des conduites de sabotage de la rééducation mises en place par la femme qui
cache derrière le symptôme de son "homme" sa propre problématique
qui serait mise à jour par la guérison du symptôme de "celui qui la protège".
• Phénomène relationnel ?
La dimension pulsionnelle est
celle qui motive l’individu dans son adolescence et adulte jeune ; elle a pour
substrat nos gènes qui nous poussent à procréer, disons plutôt à copuler.
Elle vise à la satisfaction immédiate et à la résolution de l'excitation
sexuelle. Nous pourrions dire qu’elle est primaire dans le sens où elle nous
identifie le plus aux mammifères.
La dimension relationnelle,
est celle dans laquelle la notion de jeu devient essentielle. L’homme joue
avec son excitation pour la maintenir à un niveau élevé le plus longtemps
possible afin d’augmenter l’intensité de sa jouissance. Elle nécessite
toute la créativité et l’imagination qui sont des caractéristiques
exclusivement humaines.
En résumé : La résolution de l’éjaculation
prématurée nécessite trois conditions:
- l'apprentissage du
contrôle de l'excitation sexuelle
(méthode comportementale),
- La suppression de l’angoisse de
performance et briser le cercle vicieux (hypnose)
- Et enfin l'attention portée aux réactions
de l'autre plutôt qu'aux siennes
Marine Dietrich a
mis en place un système de prise en charge des éjaculateurs prématurés avec
plus de 95% de réussite en quatre séances.
Quand un patient vient consulter seul ou en
couple, l'interrogatoire est très important.
1- Expliquer que l'éjaculation prématurée est normale , qu'elle touche plus de 70% des hommes, que de par le fait d'un programme biologique éjaculation prématurée = Réflexe donc l'éjaculation prématurée ne se guérit pas, elle se rééduque à partir d'un programme de déconditionnement et de reconditionnement ...
2 - Expliquer ce qui augmente la rapidité d'éjaculation
: les angoisses (de performance, de virilité, liées aux fantasmes, liées aux
exigences de la femme...), la fréquence (peu de rapports sexuels), le manque de
lubrification, une sexualité pauvre ou inhibée, un couple névrotique, un
phimosis, des dyspareunies avec des infections.....
3- Bien expliquer comment ça fonctionne et
comment ça se rééduque, donner feuilles d'explications et schémas, bien leur
faire comprendre à quoi correspondent le point de non retour et les sensations
prémonitoires, donc l'importance de la rééducation.
En même temps expliquer que dans un premier
temps on rééduque un réflexe et que c'est bête comme technique, la rééducation
ne fait pas appel à l'intelligence :
(on met une poule dans une cage, la lumière
est rouge elle a une décharge électrique, la lumière est verte elle a de la
nourriture, la poule comprend très vite, alors pourquoi pas vous !),
puis bien expliquer que l'hypnose dans un
deuxième temps va permettre de briser le cercle vicieux et va agir sur les
angoisses et les pensées négatives. Enfin l'hypnose et les approches
psychosomatothérapeutiques vont aider l'homme à gérer son excitation
sexuelle.
4- Bien expliquer ce qui attend l'éjaculateur
prématuré, il éjacule rapidement puis attend un peu et recommence à faire
l'amour, mais cela ne durera pas. Petit à petit les rapports sexuels
s'espacent, le risque en est l'inhibition du désir sexuel, l'impuissance, le
conflit conjugal.
5- Bien expliquer votre type de prise en
charge
Par exemple au centre de thérapie de Tours,
de Perpignan
et de Paris : Quatre séances soit avec contrat, soit sans contrat (avantages et
inconvénients). A quoi sert la rééducation, pourquoi et comment l'homme peut
la réussir. Comment est utilisée l'hypnose, ce que c'est, pourquoi avec si peu
de séances nous avons autant de bons résultats.
Les
Traitements
Il en existe plusieurs et ils
vont tous essayer d’agir sur un, deux ou l’ensemble des niveaux évoqués précédemment.
Même s’ils n’en sont pas directement responsables, un phimosis ou une brièveté
du frein devront être opérés. Vérifier donc lors de l'interrogatoire s'il
n'y a pas une dyspareunie qui pourrait expliquer plus ou moins l'éjaculation prématurée.
• Les médicaments
:
Ils sont peu efficaces à eux
seuls et ils ne permettent en aucun cas de résoudre le problème car , nous
l’avons vu plus haut, il est difficile de soigner une maladie qui n’en est
pas une! La plupart du temps nous en utilisons certains pour leur effet placebo
chez des patients pour qui la prescription apparaît comme un remède miracle !
Les anxiolytiques
pourraient à priori se justifier en diminuant l’angoisse de l’échec, mais
ils atténuent les sensations les plus vives et ce n’est sans doute pas le but
recherché.
Certains médicaments antidépresseurs
vont agir en bloquant l’éjaculation qui, à l’extrême, risque de devenir
impossible ou plutôt aboutir à une éjaculation sèche, car ils agissent sur
la phase sécrétoire de l’éjaculation. Il ne devraient plus être utilisés.
Les alpha-bloquants
(ils bloquent le passage de l'influx nerveux responsable : le Sermion à raison
de Trois comprimés le matin, le midi et le soir pendant 30 Jours) sont intéressants
sur le plan théorique ; en fait ils ne permettent de gagner que quelques
secondes. Leur utilisation se justifie en cas d’éjaculation anté-portas qui
comme son nom l’indique se fait avant "la porte".
Quant aux gels anesthésiques locaux, ils vont tout insensibiliser, même la partenaire, l'utilisation d'une telle technique paraît totalement inadéquate !
Ce que nous avons pu voir dans certains
sites ou les médicaments que certains médecins prescrivent faute de savoir
prendre en charge correctement l'éjaculation précoce
LES ANESTHÉSIQUES DE CONTACT à PROSCRIRE
Les zones réflexes de l'éjaculation sont à l'extrémité de la verge. Des
sexologues ont proposés des anesthésiques locaux pour réduite la sensibilité.
A base de lidocaïne, en gel ou spray, il peuvent entraîner des réactions
locales pour les deux partenaires ou une hyposensibilité de la partenaire ce
qui ne va pas faciliter l'arrivée de l'orgasme.
LES AUTO-INJECTIONS INTRACAVERNEUSES à ce jour dangereuses et
injustifiées
Elles sont parfois utilisées dans cette indication. L'érection est maintenue même
après éjaculation et autorise la poursuite de l'acte sexuel et la satisfaction
de la partenaire.
LES MÉDICAMENTS tout aussi inutiles et inefficaces
Anxiolytiques voire neuroleptiques sont utilisés, avec les antidépresseurs,
les inhibiteurs de la sérotonine semblent offrir plus de possibilité thérapeutique
(DEROXAT ® en particulier)
Seul le VIAGRA, intelligemment prescrit et à bon
escient, dans le cadre d'un suivi thérapeutique de type comportemental et avec hypnothérapie
peut rompre le cycle de la conduite d'échec et permettre une reprise de la
confiance en Soi
En
conclusion, pas de médicaments, ils ne sont pas vraiment nécessaire.
Pour une rééducation de l'éjaculation précoce
• Les traitements
psychologiques :
Ils font appel le plus souvent
à des techniques comportementales et cognitives qui ont pour but de modifier le
comportement sans en aborder les causes. Ces techniques visent à modifier les
représentations mentales et les croyances : on a cru pendant longtemps que l'éjaculation
prématurée était une question de temps, alors qu'il s'agit d'un problème
d'intensité de l'excitation. La modification des croyances est par elle-même
source de changements des attitudes et des comportements.
La technique Comportementale
utilise la classique technique du squeeze inventée par Seemans et reprise par
Masters et Johnson : elle consiste à demander à la partenaire de serrer
fortement la base du gland à un signal de l’homme. Cette méthode est
efficace si le signal de l’homme est réalisé suffisamment tôt, c’est-à-dire
avant de sentir le risque d’éjaculer. En fait, l’essentiel n’est pas tant
le serrement que son signal ; car qui dit signal dit repère: l’homme souligne
(repère) ainsi le niveau d’excitation atteint. Il étalonne son excitation.
Le serrement n’a pour but qu’une réassurance. On comprend que si le signal
est effectué trop tard, au moment où l’homme sent qu’il risque d’éjaculer,
ce serrement va comprimer l’urètre empêchant provisoirement au sperme de
s’évacuer ; au relâchement, il coulera sans pression. Puis on enchaîne sur
le Stop and Go de Kaplan : il consiste à varier et même à arrêter les
mouvements selon son excitation. On demande à l'homme de se concentrer sur ses
sensations; dès qu'il perçoit les signes annonciateurs de la survenue de son
éjaculation, il fait un signe à sa partenaire d'arrêter tout mouvement :
c'est le "Stop". Son excitation ayant diminuée, il fait de nouveau le
signal à sa partenaire de reprendre la stimulation: c'est le "Go". Il
s'agit d'une des méthodes les plus simples et des plus efficaces, mais demande
une grande concentration.
L'aspect cognitif de la thérapie
est capital : en effet, le seul fait de savoir que le contrôle s'effectue sur
l'excitation et non sur l'éjaculation est thérapeutique en soi.
En cas d'échec, nous devons
repérer et évaluer une étiologie névrotique, la cure analytique sera alors
à envisager. S'il existe un conflit de couple sous-jacent expliquant l'origine
de l'éjaculation prématurée, une thérapie de couple sera alors à envisager.
- Les autres techniques
psychologiques :
Il est impossible de toutes
les détailler ; elles sont souvent complémentaires aux techniques cognitives
qui ont pour but d’apporter des connaissances nouvelles sur le problème et sa
solution, en quelque sorte d’amener à un changement de point de vue. Citons
les suivantes :
La relaxation se révèle
utile pour détendre un corps noué par l'angoisse et éviter ainsi le
parasitage que le soma peut provoquer sur la psychée. La
sophrologie tend à développer la maîtrise de soi par la prise de conscience
de ce qui se passe à l'intérieur du corps. Ainsi prendre conscience de ce qui
se passe au niveau du sexe lors de l'excitation est un bon moyen de la contrôler.
L’hypnose utilise le système symbolique des représentations mentales (images
ou métaphores).
Prise
en charge de l’éjaculation Précoce (par Marine Dietrich) ©
Après
avoir éliminé toutes causes organiques, nous positionnons ici une partie de ce
qui est dit lors de la consultation et du feuillet qui est systématiquement
remis au patient pour qu’il se souvienne des bases de la première
consultation.
1/
Les causes
La
fréquence des rapports joue un rôle important dans la maîtrise de
l’excitation sexuelle. En effet , il faut savoir qu’il y a une production de
sperme 24h/24h au niveau des testicules. Le sperme va se “stocker” au niveau
de la prostate et plus particulièrement dans l’urètre, appelée urètre
prostatique. L’urètre peut contenir entre 3 et 5 centimètres cubes de
sperme. Une fois cette contenance atteinte, il ne peut pas s’expanser indéfiniment
comme une baudruche. La pression à l’intérieur de cet urètre va augmenter
et va exercer une force importante sur les deux orifices dont la fermeture est
commandée par deux muscles (un situé en haut de la prostate et un en bas).Ces
muscles ont une structure et une résistance différente à la pression. En
effet le muscle du haut est un muscle constitué de fibres lisses. Il est dit
muscle fort, cela veut dire qu’il ne lâchera jamais, il n’y aura jamais
d’éjaculation dans la vessie sauf si celui-ci est lésé. Le muscle du bas
par contre a une structure striée comme le biceps. Ce qui veut dire qu’il est
fatigable (par exemple pour les biceps, même si celui-ci est entraîné, une
simple feuille de papier portée à bout de bras fera qu’il lâchera à un
moment donné). Donc ce muscle qui ferme l’urètre prostatique lâchera par
fatigue. Le lâchage de ce muscle correspond à ce que vous allez percevoir
lorsqu’il y a imminence de l’éjaculation appelée aussi sensation
“point de non retour”.
Une fois cette sensation perçue, le processus débute et l’éjaculation se fera dans les deux secondes :
(sensation
imminente = point de non retour = seuil d’excitation maximale).
Pour rééduquer, on utilise la technique de la “compression” (à chaque fois que le point de non retour va être franchi, vous ou votre compagne exercez une compression à la base du gland pour bloquer l’éjaculation). Ainsi vous pourrez poursuivre, car même si une éjaculation partielle se produit, elle n’entraînera pas de perte de l’érection, tout au plus une légère baisse puisqu’il y a forcément pendant ce temps de compression, une baisse de l’excitation.
L’apprentissage:
L’apprentissage
d’une sexualité ludique et de l’érotisme pour que vous accédiez à la
sensualité et au plaisir sera un des buts les plus importants, votre plaisir
mais aussi celui de l’autre, celui de votre femme. Et dans la sexualité,
comme dans n’importe quel apprentissage et dans n’importe quel domaine,
c’est pratiquement dès les premières fois que vont s’inscrire dans
l’automatisme vos comportements. Tout le monde sait que pour modifier un
apprentissage, c’est très difficile (par exemple, au tennis, ce n’est pas
parce que l’on a pas de “prof” que l’on ne va pas jouer, on va faire
comme on peut, quoiqu’il en soit pas dans la technique même si on a lu un
livre). D’où l’importance de l’éducation et de la prévention dans le
domaine de la sexualité. C’est donc les premiers rapports sexuels de votre
vie qui vont conditionner votre vie sexuelle future. Je prends souvent
l’exemple, un peu extrême, du premier rapport sexuel qui se ferait derrière
l’église, un jour de marché, un jour de pluie, ou chez les parents entre
deux courses, ou encore dans une voiture sur un parking, à cet instant là il
faut aller vite par crainte d’être surpris. L’inconvénient, c’est que ce
comportement de vitesse va s’inscrire rapidement et vous aurez l’impression
que vous ne pouvez plus rien faire pour changer.
Je
reprendrai là mon exemple du revers au tennis, si c’est un revers que vous
avez mis en place tout seul il faut peu de temps pour qu’il passe dans
l’automatisme de fonctionnement. Pour changer ce revers qui n’est pas
technique, il faut prendre des cours. C’est-à-dire que pour modifier un
comportement il faut :
De
l’entraînement
: il faut une assiduité dans celui-ci, et surtout de la rigueur ; ne pas vous
dire, ”aujourd’hui je suis fatigué, je fais comme avant” (vite fait),
cela aura l’énorme désavantage de vous faire faire un pas en arrière
beaucoup plus vite que vous n’avez fait le pas en avant. Ce que vous allez
perdre dans ce genre de fonctionnement, c’est la motivation, et la motivation
chez l’être humain ne mobilise qu’avec deux choses:
1) Le bonbon à la fin, la gratification...! 2) Ou alors le coup de pied aux fesses...!
Alors un conseil, si vous décidez de débuter cet apprentissage allez jusqu’au moment où il y aura un résultat qui vous convienne. et qui convienne à votre partenaire.
La
cause psychologique
Il
en faut bien une, mais dans ce que je décris ci-après c’est une analyse très
schématique.
Cela
ferait référence à la première femme que vous ayez eu, la femme avec un
grand F, celle que vous avez eu en face des yeux de 0 à 6 ans (la mère, la
tante enfin bref celle qui vous a élevé).
1)
Si votre mère a été plutôt surprotectrice, étouffante, bouffante, cela a peut-être
convenu au gamin que vous étiez, un certain moment, et après ce sera “moins
je suis dans ses bras, mieux je me porte". La mère est la référence féminine
de l’adulte que vous êtes devenu. Lorsque vous rencontrerez votre première
partenaire (et les autres aussi d’ailleurs), vous la verrez au travers de la référence
féminine qu’a été votre mère. Cela donnera, tout à fait inconsciemment,
cette femme “moins j’y suis, mieux je me porte” = éjaculation prématurée.
L’inverse est aussi vrai c’est à dire une mère froide, distante, rejetante, qui ne vous a pas donné de tendresse entraînera chez vous une
grande frousse face à vos premières partenaires, car face à vous c’est
l’inconnu, la peur = l’éjaculation prématurée.
La
cause du conflit conjugal
L’éjaculation
prématurée est là bien souvent d’apparition secondaire et réactionnelle.
Dans les cas où le conflit ne peut pas toujours se dire dans des mots, il se
dit au travers d’un symptôme : l’éjaculation prématurée. Cela veut dire
bien souvent ”tu me fais chier dans la vie de tous les jours, tu ne
prendras plus ton pied”. Dans ce cas bien évidemment, il faut faire le ménage
dans votre ménage, si vous ne voulez pas déplacer votre symptôme. Car votre
symptôme a son utilité, il veut toujours dire quelque chose.
98ème Congrès Français d’Urologie : Presque tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’éjaculation sans jamais oser le demander
28 novembre 2004
Paris le 20 Novembre. La
physiologie de l’éjaculation, dont la connaissance est un préalable à la
compréhension et au traitement des troubles de l’éjaculation demeure encore pour
partie mystérieuse. Cependant des progrès importants ont été accomplis ces
dernières années grâce à des études réalisées in vivo chez le volontaire sain et
à l’expérimentation animale.
Les principaux résultats de ces recherches ont été présentés par François
Giuliano, de l’hôpital de Bicêtre (France).
On distingue classiquement deux phases à cette série d’événements aboutissant à
l’expulsion de sperme au méat : l’émission et l’expulsion.
L’émission associe sécrétion de liquide séminal (provenant à 50 à 80 % des
vésicules séminales, à 15 à 30 % de la prostate et à moins de 1 % des
testicules), contraction de l’ensemble du tractus séminal et fermeture du col de
la vessie. Durant l’émission, la pression dans l’urètre prostatique s’élève
considérablement. La chronologie des événements a pu être précisée par des
études in vivo avec échographie endorectale réalisée lors d’une masturbation. On
sait aujourd’hui que l’émission est contrôlée entre autres par des
neuromédiateurs, le NO, l’ATP et l’ocytocine qui jouerait un rôle majeur.
L’expulsion par saccades est liée à des contactions des muscles lisses qui
surviennent à une fréquence de 0,8 Hz qui ont pu être enregistrées et analysées
par électromyographie durant une masturbation chez des volontaires (!).
Le contrôle neurogène de l’éjaculation est aujourd’hui mieux connu grâce à des
études conduites chez le rat. En plus d’un réflexe spinal, l’éjaculation serait
sous le contrôle d’un noyau paragiganto-cellulaire sérotoninergique situé dans
le tronc cérébral. Les projections sérotoninergiques descendantes de ce noyau
sont inhibitrices de l’éjaculation. Ceci explique sans doute l’intérêt des
inhibiteurs de la recapture de la sérotonine dans l’éjaculation prématurée.
D’autres études conduites en tomographie d’émission de positrons (TEP) du
cerveau durant une éjaculation ont concerné les relations entre ces événements
physiologiques et la survenue d’un orgasme. Elles ont montré une activation
extrêmement importante de l’aire tegmentale ventrale de l’encéphale lors de
l’éjaculation. La même aire étant activée durant la prise d’héroïne ou de
cocaïne, certains neurophysiologistes y voient un véritable centre du plaisir.
Dr Céline Dupin
Quand l’éjaculation survient trop tôt…
Chez la personne qui souffre d’éjaculation prématurée, la phase d’excitation est trop rapide, la phase en plateau est raccourcie, et l’éjaculation trop précoce. Si l’émission de sperme implique la contraction péristaltique de l’épididyme et des canaux déférents, ainsi que celle des vésicules séminales, de la prostate et du col de la vessie de manière à propulser les spermatozoïdes, le liquide séminal et le liquide prostatique vers l’urètre postérieur, la phase expulsive de l’éjaculation comporte des contractions rythmiques des muscles striés du plancher pelvien, couplée à la fermeture du col vésical et la relaxation du méat urétral de manière à pouvoir expulser le contenu séminal vers l’extérieur. L’émission est alors sous l’influence de trois noyaux, deux facilitateurs, l’aire médiane préoptique et le noyau paraventriculaire, et d’un noyau inhibiteur, le noyau paragigantocellulaire, toutes structures où les récepteurs 5HT1A (hypoactivés) et 5HT2C (hyperactivés) sont massivement représentés. Quant à l’expulsion, elle est sous l’influence du système sympathique au travers de la corde lombosacrée.
MÉTHODE
COMPORTEMENTALE
1er
temps
Caresses générales sans inclure les zones sexuelles , l’un après
l’autre
Minimum
une semaine
1/
Etablir ou rétablir une communication avec le partenaire
2/
Trouver d’autres zones érogènes
3/
Rétablir l’équilibre entre le sexe et le reste du corps.
Souvent
vous pensez que l’excitation ne provient que du sexe
2ème temps
Caresses du corps l’un après l’autre en
incluant les zones sexuelles
sa
ns but d’excitation orgasmi
minimum u
Maîtrise
de l’excitation lors des caresses
Mise
en place du squeeze (compression du gland entre deux doigts)
3ème temps
Caresses
générales et masturbation en utilisant le Squeeze au moment du point de
non-retour, cela 4 à 5 fois de suite au cours du rapport
sexuel, pas de pénétration
Apprentissage
du Squeeze
4ème temps
Utilisation
du squeeze lors d’un rapport sexuel avec pénétration dans le but de retrouver l’alarme
• Alarme = sensation prémonitoire = 1ère sensation de plaisir
But
: Allonger le temps du rapport
sexuel
5ème temps
Mise en pratique de la désensibilisation systématique
à chaque fois que la sensation
d’alarme est atteinte
-
1ére Phase : le Retrait
-
2éme Phase : L’arrêt des mouvements en intra-vaginaux
-
3ème phase : Le ralentissement des mouvements de va et vient
6ème temps
Associez à la méthode de désensibilisation locale, la méthode de dérivation de l’excitation sexuelle.
But : Facilitation de la stabilisation de l’excitation
•
Toujours faire prendre conscience au patient :
1/
Que son problème est un problème de temps, il doit apprendre à prendre son
temps et à ne pas griller les étapes,
2/
Pour que la rééducation se fasse correctement, vérifiez que le patient ne
soit pas tenté de prendre des chemins de traverse ou que sa partenaire ne mette
pas en place des conduites de sabotage.
Les échecs
Si 80% à 90% des cas d'éjaculation
prématurée trouvent une solution en 6 à 10 semaines (4 séances dans 50% des
cas), il existe un certain nombre d'échecs.
Ils sont dus essentiellement
à une mésentente conjugale sous-jacente au problème sexuel et qui se révèle
au cours de la thérapie par son échec. Le symptôme sexuel ne peut pas disparaître,
car il mettrait en évidence un conflit que personne ne souhaite voir apparaître.
A l’extrême il vaut mieux qu’il persiste à moins d’envisager une remise
en question de la relation conjugale. Dans ce cas le traitement de l'éjaculation
prématurée passe d'abord par la résolution du conflit, à l'aide d'une thérapie
de couple.
Ces recherches dans le domaine de l'éjaculation précoce et cet article ont été réalisés
sous la responsabilité de Madame Marine Dietrich, Spécialiste en Hypnose, PNL, Sophrologie
et thérapeute.
Les autres thérapeutes ayant participés et consultants dans les Centres de Thérapies
Espérance de Moura, Armelle Chance (hypnothérapeute)
Pour consulter
Dans le 66 à Perpignan : Marine Dietrich au 06 14 589 497
Centre de Thérapies de Paris 6, Paris 14 et Paris 15 : 01 43 217 922 (Ghislaine Duboc)
Centre de Thérapies de Paris 17 : 06 10 41 28 35 (Angélique Veillard)
Consultations sur RDV au Centre de Thérapies de Tours
(Lisa Coulon et Gille Roghé)
Consultations sur RDV au Centre de Thérapies du Mans
(Alexa Peterson et Corinne Riest)
pour obtenir de noms et adresses de thérapeutes spécialisés dans ce domaine en
France
Consultations sur RDV au Centre Ovide de Blois (Thierry Bunas 02 54 900 252)
Un site qui lui aussi donne des informations intéressantes sur l'éjaculation Précoce