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« ÊTRE ET PRÉSENCE AU DELÀ D’UNE
ARCHITECTONIQUE DE L’EXISTENCE » Par
Ado Huygens Chapitre 5 : Le débordement – errance considéré comme rupture ontologique. “ Je
suis ici et je n’y suis pas en fait. Il y a toujours une partie de moi-même
ailleurs. Entre le moi et le monde, entre vous et moi, il y a une porte blindée. ”
[1] L’homme ne se
soumet jamais à ce qu’il est ou à ce qu’il semble être. L’homme se
rencontre là où précisément il n’y a apparaître que de l’Être. Un
apparaître qui ne souffre d’aucune apparence. Un apparaître qui ne se perd
ni en figure, ni en marque, ni en vestige, ni en probabilité, en vraisemblance
ou en faux-semblant. L’apparence est “ ce qui apparaît d’une chose ”[2].
Il y a des choses comme le vent d’automne qui n’apparaissent pas, des choses
en soi. “ Les choses en soi ainsi que les choses qui apparaissent, tous
les étants qui sont, s’appellent, dans le langage philosophique, des
choses…L’homme n’est pas une chose. ” [3]
Son apparaître n’est pas du domaine de l’apparence. Bien entendu, l’homme
n’apparaît que de moins en moins pour plutôt disparaître dans l’apparence
c’est-à-dire dans le manifesté de la chose qu’il n’est pas mais à
laquelle il se réduit et dans laquelle il s’enferme. “ Apparaître,
c’est se manifester en soi-même dans l’ouvert. Se manifester tel qu’en
soi-même, c’est s’ouvrir dans la déchirure de sa propre opacité. ”[4] “ Ce qui apparaît se découvre de soi-même à
partir de rien. Apparaître, c’est s’ouvrir en s’éclairant à soi. ”[5]
S’ouvrir,
sans préméditation, sans préparation, s’ouvrir à même l’ouverture, la
faille qui se déchire dans la rencontre, inexorablement, sans prise, livré au
non-agir[6]
qui “ est le fondement sans fond de l’éthique taoïste…l’équivalent
du rien ou du vide, ”[7]
“ vide qui représente pour la pensée taoïste la plénitude de réceptivité. ”[8] Il ne s’agit pas de s’épancher, de se dire, de se
formuler, de se confier, toute possibilité qui suppose un savoir de soi à
partager. S ’ouvrir implique un “ se ” qui séjourne dans
le pathique, frappé d’apraxie, un moment de suspension dans le vide, là où
l’Être ne s’est pas encore “ étantisé ”. L’ouvert émane
d' un horizon-paysage, non d'un horizon-géographie, un horizon où le “ je ”
s’est perdu et s'éveille, où sentier, chemin, borne, bosquet ne sont point
des repères qui circonscrivent un lieu mais qui, foyers du monde, nous ouvrent
au monde. Paysage et rencontre s'entrelacent dans leur apérité mutuelle pour décentrer
dans la marge l’altérité, le profondément et inexorablement autre. En
effet, le point-source d’éclatement du moi qui permet la rencontre
s’origine d’une Einfülhung : se
sentir un avec l’autre ou plus précisément, sensation d’oubli de l’altérité,
un déloignement (Entfernung) soudain,
inespéré, complet qui me désarçonne, me surprend, me saisit, voire m'aliène.
Une proximité absolue. "Quand proche et lointain sont absolus, ils
s'identifient"[9]
La topographie se fond dans le fond. “ Je ” ne peux plus
s’orienter, s’aiguiller. ( Ausrichtung).
Le ici et le maintenant se sont emplis de leur sens le plus intime
- "un ici en abîme sous l'horizon qui s'ouvre à partir d'ici
"[10]
, "un maintenant, création du présent à tout moment donné" [11]
- pour - dans leur propre déchirure – nous enjoindre à l'Ouvert, s'ouvrant
lui-même dans le vide éclaté[12].
Ces co-présences inattendues – “ Stary Night ” de Van Gogh, “ One ”
de Pollock, “ The Silent Voice ” de Barnett Newman - implosent
sous l'effet de leur conjugaison au mode de l' Imprévisible, au temps de
l'Instant. Ces trois œuvres apparaissent dans le champ perceptif pour en
remplir tout l’espace. La dimension pathique du se laisser aller à la
libre étendue de l’œuvre anesthésie toute tendance gnosique à vouloir
analyser, identifier ou commenter l’œuvre ou son auteur. “ Quand l’œuvre
d’art en elle-même se dresse, alors s’ouvre un monde…L’œuvre
maintient l’ouvert du monde… ”[13] Cette ouverture du monde est celui de la compréhension
de l’Être. Quand l’œuvre se dresse, apparaît, elle me met en relation
directe avec la vérité de l’être de l’étant représenté. Pour Pollock
et Barnett, il s’agit de l’Être. “ L’ambition de Pollock de ne
rien peindre est comparable à celle de Mondrian et Malévitsch : leur rêve fut
de peindre le Rien, c’est-à-dire l’Être. ”[14] Pollock, lui-même,
recadre ce rêve : “ Peindre, c’est partir à la découverte de soi.
Tout bon artiste peint ce qu’il est. ”[15]
Il ne s'agit plus de dévoiler l'être de l'étant-chose mais l'être même du
Dasein qu'il a à être. Cette démarche
est intentionnelle chez Pollock, Newmann ou Bram van Velde. Ils ne peignent plus
quelque chose du dehors qui est apparu mais
peignent pour que survienne l'apparaître de leur propre présence non encore révélée.
Bram van Velde,
" à l'inverse de tant de peintres qui resteront pris au piège du sensible
et de la sensation, se déprend du
dehors et choisit de demeurer au dedans. Interminables errances dans les ténèbres
du labyrinthe. Puis l'évidence se fait jour que pour partir à la découverte
de l'immense, il faut se libérer, briser les liens, les barrières, n'avoir
plus de références, de critères, de morale, de conclusions, de croyances, ne
plus appartenir à une famille, un pays.... Etat de totale négation,
d'incertitude, de désespoir, d'obscur travail de destruction de lui-même. Car
dénuder l'être profond et s'engender, c'est en premier lieu exterminer le moi,
lequel est tout ce qui limite, entrave, empêche d'accéder à l'universel, soit
un mode de vivre, d'être, de penser, baillonné par l'égocentrisme, ses
conflits et sa confusion... Si peindre, c'est vivre - soit s'acharner
passivement à cheminer vers l'absolu - la peinture n'est plus affaire de
talent, de savoir-faire, de goût, d'esthétisme. Elle est affaire de besoin
d'intensité." [16]
C'est cette intensité qui fonde le moment pathique de la rencontre entre l'œuvre
et le spectacteur. Le peintre, au péril de l'espace et de lui-même, œuvre à
s'ouvrir dans l'Ouvert - contrainte à l'impossible - en livrant "un combat
entre éclaircie et réserve, dans
l'adversité du monde et de la terre"[17] pour advenir à sa
peinture qui ne devient œuvre que
si elle lui échappe, le dépasse, le surprend dans une émergence de la Présence
où Je et Tu enfin adviennent à un "Nous" encore mystérieux, tout en
devenir. "Une œuvre est chemin d'elle-même. Elle n'existe qu'à frayer le
chemin de sa propre formation."[18]
La rencontre de l'art est " Ursprung
qui de l'être perdu dans le paysage fait un être en étonnement dans
l'ouvert."[19]
La géographie des lieux s'évanouit
dans le paysage de l'Être. Ce moment abolit toute distance et par le
fait même toute proximité. Proche et lointain tantôt s'inversent, tantôt
s'annihilent l'un l'autre. Le familier devient étranger, l'étranger, familier.
Le liseré invisible du monde, jusque là retranché dans sa retraite, s'expose
en un là, porteur de l'essence même de la possibilité
"d'être-au-monde". Cette rencontre événementielle
à la fois attendue, espérée et pourtant inattendue tant elle surpasse
toute attente exhausse " la
tendance essentielle à la proximité du Dasein"[20].
Une proximité outrepassée où le “ je ” perdu peut se retrouver
dans une distance juste pour peu qu'il puisse articuler parole et ressenti.
La
dimension pathique de l'Ouvert est, dans un premier temps, essentiellement
tragique. " Le tragique advient lorsque se brise ce dont il y va
en un sens ultime et absolument englobant, ce à quoi est suspendue la présence
humaine."[21]
L'Ouvert brise ce à quoi est suspendue la présence humaine pour nous suspendre
dans un vide éclaté. Seule l'épreuve
de la suspension dans l'éther ponctue la vie du rythme de l'existence. Mais
cela ne va pas de soi. L'Ouvert est
un événement qui me met en demeure de me transformer ou de me déliter dans le
vide éclaté. Le silence me maintient dans l'Ouvert. Le mot rassure et le
colmate. La parole transcende l'Ouvert en une ouverture sur le monde
. L'Ouvert n'est pas un objet. Il ne peut être objectivé ou thématisé.
Il ne peut être transformé. Sa transcendantalité appartient à la dimension
du saut. "L'homme n'est au monde que par ce saut de nulle part, inaugural,
et d'abord par ce surgissement où, point d'exclamation plus originaire que le
cri de sa naissance, sa verticalité convoque l'espace en s'exposant et en
l'exposant de toutes parts sur la terre comme au ciel" [22] Il n'y a pire
nostalgie que celle de l'Ouvert. On ne peut en sortir qu'au profit du projet qui
redynamise la temporalité en général et celle de l'avenir en particulier. Je
ne peux rester dans l'Ouvert. " Dans" ne restitue pas
de manière heureuse ce dont il s'agit. Nous ne sommes pas plus dans
l'Ouvert qu'à l'Ouvert car l'Ouvert n'est pas un espace dans lequel un objet ou
un Dasein se trouve ou s'oriente. L'Ouvert permet à l'homme de renouer avec le
mystère de son Être. Il s'y remplit du Vide. C'est ce sans-fond qui en
nous livrant notre fond nous ouvre un
ici où le réel fonde un possible. Passible de l'imprévisible, l'Ouvert
m'accueille et me cueille au sein du paysage. J'y suis pure passivité, non-agir
et pourtant en gestation d'un "Grundsprung", d'un saut fondamental, existential qui me mène
à l'ouvert, l'ouverture au monde où dès lors passivité et activité
s'entrelacent et se nourrissent l'une l'autre en un projet, lui-même toujours
passible de l'imprévisible. La transpassibilité reste une simple articulation
sonore tant qu'elle ne s'est pas transpossibilisée, en traversée de notre
Chair, au sein de l'Ouvert :"
le nulle part sans négation, le pur, l'insurveillé, qu'on respire, qu'on sait
infiniment et qu'on ne désire pas" [23] pour ainsi accéder à l'ouvert , le foyer de mon ouverture
au monde Le Modern Art Museum
de New York vous propose en enfilade de la droite vers la gauche, Pollock,
Newman, Fontana. Fontana: une toile de dimension modeste 1m sur 1m,
un fond uni ocre pourfendue en son milieu d'une béance-patence qui n'a
de cesse que de nous surprendre, de nous déranger. Deux approches sont
possibles mais incompatibles dans l'instant : pathique ou gnosique. L'abord
gnosique sera le plus fréquent - réaction
habituelle au face à face avec l'étrange, l'illisible, l'incompréhensible.
Nous entendons de toutes parts ces remarques : - L'art devient n'importe quoi. -
Je pourrais en faire autant. - Comment est-ce possible d'exposer çà?... Ce
sont des mots, qui colmatent le plus vite possible l'Ouvert, ce sont des mots
qui opacifient la transpassibilité, ce sont des mots qui maintiennent le regard
dans un voir, dans un immédiat continu dépourvu de rythme. Aucune possibilité
pathique de se laisser aller à la libre étendue de la toile, à retrouver
l'instant originel. Ces "images" ne leurs évoquent "aucun
rapport à un fondement...qui ne puisse devenir un objet de la
connaissance. L'impression originaire est là qui n'est celui d'aucune
conscience intentionnelle. Elle est le véritable irréductible" [24] "Qu'est-ce
qui pré-existe ? Au mot, la parole. A l'événement, l'Ouvert... L'Ouvert où
toutes les lacunes s'engloutissent, où la béance s'inverse en patence, est le
lieu de la manifestation." [25]
La manifestation exige la dimension pathique qui se déploie dans le silence.
"L’œil ne suffit pas, il faut un regard" [26]
qui "implique un retour à la
possibilité même de tout surgissement. Un retour au rien que Tal Coat appelle
le silence"[27]
"Pour s’apercevoir de la présence des choses, il faut une certaine façon
du regard : le regard-de-telle-sorte-qu’on-le-parle" [28]
Ce
regard n'est pas intentionnel, il ne dépend pas de notre vouloir mais de notre
degré de transpassibilité. Nous pouvons ainsi passer et repasser devant une œuvre
sans ressentir la moindre traversée, le moindre déchirement. Nous sommes tout
au plus dans la curiosité (Neugirkeit),
à la découverte d'une image, d'une compréhension. Nous avons vu des
peintures, des couleurs, des images dans un musée. Ni rencontre, ni moment
apparitionnel qui lui, "ne dépend pas de l'objet mais du regard. Regard de
celui qui est là-présent et dont la présence est façonnée de part en part
par les structures de l'œuvre en fonctionnement, c'est-à-dire animée et
constituée par les formes."[29]
Pourquoi cette déficience de la présence dans le regard ? Pourquoi cette
absence de " regard transperçant qui nous permet d'accéder à l'être du
Dasein" ?[30]
L'homme contemporain
tantôt bouge sans se mouvoir, envahi par une cadence effrénée qui ne souffre
aucun rythme , tantôt est frappé de catatonie pour s'enliser dans une
immobilité mélancolique. La technologie moderne l'a poussé à ses plus extrêmes
retranchements dont la seule issue est l'aliénation. Il peut y croire et
se lancer à corps et âme perdus dans la lutte du pouvoir et du savoir, soit
comme un chaînon indispensable de la chaîne, soit comme un démiurge qui contrôle
et manipule les lois de la nature et du monde. Il se dépossède petit à petit
de son être pour enrichir son avoir. Il ne pense plus, il agit. Il ne sent plus
mais croit savoir. Il n'écoute plus, il répond. Il s'identifie à sa propre création,
le robot, la perfection même en terme de rentabilité, d'efficacité, synergie
parfaite des possibilités que lui offre la nature épurée de toute incommodité.
C'est ainsi que le robot et l'homme se fondent dans un même et unique androïde.
S'il
est vrai, tout comme le précise Nishitani, que " the rule of the laws of
the nature intensifies as we ascend to higher levels of being, and this means at
the same time that things gradually free themselves from the control of those
laws and come instead to make use of them for a telos of their own." [31],
il est tout aussi inévitable que l'homme lui-même enraye ce processus
par crainte du chaos. A l'aire de la surpopulation, l'existence est ravalée au
profit de l'uniformité et de la synergie c'est-à-dire focaliser les forces de
chacun vers un même but qui ne sert plus l'individu mais la société représentée
par le "on", l'anonyme. Tout lui est dicté : ses besoins, ses désirs,
ses attentes et ses demandes. Tout lui est proposé
le plus pré-conditionné possible : son travail, son plaisir, ses
vacances, ses loisirs, voire même son affectivité... et son identité. Il peut y croire mais
se sentir impuissant ou incapable de répondre à la machine infernale de la
rentabilité et de l'efficacité. La société alors le marginalise et l'enferme
dans les rouages de " l'assistance publique". Il devient la proie
privilégiée de la dépression chronique. La perte de l'élan vital désactive
tout élan existentiel. Il s'engourdit dans le froid d'une mort en sursis. Ces extrêmes ne sont
malheureusement pas si caricaturaux qu'on pourrait le penser. Ainsi vit la
majorité des hommes dans nos pays industrialisés. Leurs yeux ont désappris de
regarder pour ne plus se poser que sur la surface du monde. Leurs sens ne
peuvent plus déloger l'épaisseur des choses de leur alcôve d'invisibilité.
Le signe et la forme se confondent. Le style agonise. Le rythme disparaît dans
la cadence. Systole et diastole sont ramenés à un débit continu et
contrôlé, monotone certes mais si rassurant. Le temps comme l'espace ne
sont plus qu'un flux continu dépourvus de toute extase : le passé, le présent,
l'avenir ; " l'étendue, l'éloignement, la hauteur"[32]
Heureusement,
sommeille toujours en l'homme "l'aventure
silencieuse de l'entre-espace ou de l'espace intermédiaire" [33],
celle qui le sauve : l'art. " L'art naît de cette contrainte à
l'impossible." [34]
Cette contrainte à l'impossible, c'est exister. Tout mettre en œuvre pour
ressusciter le rythme [35].
"C'est en mettant les sensations en rythme que Cézane , Van Gogh, ( et
tous les artistes) peuvent les mettre à la fois "en œuvre" et
"au monde".[36]
Tel est le peintre, tel est l'artiste : tout homme qui sonde la matière
pour se trouver ou dévoiler un coin de vérité. Il se cherche dans sa toile,
dans la pierre, il se bat avec la matière, avec lui-même en désespoir de
formes qui n'apparaissent que lorsqu'il se retire pour laisser place à l'événement
de l'art. Car l'art n'est pas le
peintre, l'art n'appartient pas à l'artiste. L'art ? Evénement de la rencontre
entre sensations, couleurs, motif et fond qui transforme l'environnement en
habitation, la dispersion des forces en foyer d'un pouvoir-être où se déploie
la présence. L'art
? N'est-t-il pas précisément l'événement de l'articulation de l'être et de
la présence, au delà d'une architectonique de l'existence? L'art est à
l'artisanat ce que le saut, le bond est à la marche.
L'homme moderne peut courir, rarement marcher, jamais sauter. Il ne peut
que voir pour s'orienter dans l'horizontalité et non regarder l'avènement de
la présence : métamorphose de l'abîme par le rythme. L'homme moderne, en étant
dépossédé, reste figé devant l'abîme et ne peut y répondre que par le
vertige. Craignant l’angoisse du vertige, il le fuit pour se réfugier dans la
surface, dans l'artifice et l'apparence. Olivier est, quant à
lui, le peintre du vertige. CITATIONS A MEDITER "Le rythme
s'articule en instants critiques, résolus les uns dans les autres dans le cours
d'un ressourcement mutuel. En chacun, une Présence, contrainte à l'impossible
et mise en demeure d'être, y devient ce qu'elle est dans la déchirure et le
bond." [37] "Deux
sortes d’œuvres ouvertes : celle qui trace des voies qui sont celle du
spectateur et celle qui le laisse sans aucun amer. Ce tableau est un regard
externe qui en nous faisant visible nous fait voyant( 371)...... L’objeu est
vraiment la mise en œuvre du regard-telle-qu’on-le-parle (93)... "Un
rythme n'est pas objectivable. Nul ne peut l'avoir devant soi. Nous ne pouvons
qu'être impliqués en lui, engagés en lui et par lui dans l'ouverture. Ce à
quoi il ouvre est un Ouvert qui, lui non plus, n'a pas de complémentaire. Sauf
le Rien, auquel il lui faut justement faire retour pour être. Il est, comme l'événement,
un existential qui n'est pas de l'ordre du projet, mais de la réceptivité et
de l'attente."[38]
Remonter
[1]
: Olivier, Notes personnelles
[2] : Dictionnaire Littré ,
CD rom
[3] : Martin HEIDEGGER, Ib –
C.M.N. , page 18
[4] : Henri MALDINEY, Id –
A.E.E. , page 304
[5] : Ibid. page 17
[6] : Cfr note 206
[7] : Ibid., page 16
[8] : Pierre RYCKMANS ,
cité par H. Maldiney, Ibid. page 16
[9] : Henri MALDINEY, Id-
R.P.E., page 145
[10] : Henri MALDINEY, Id -
A.E.E., page 30
[11] : Henri MALDINEY, Id -
R.P.E. , page 299
[12] : Le vide éclaté est
une expression de Henri Maldiney que nous retrouvons dans 'L'art, éclair de
l'être", pages 22, 165, 334, 360 : "Le propre de l'art, c'est
d'ouvrir l'Ouvert. Il est à sa pointe dans le vide éclaté." Page 22
[13]
: Martin HEIDEGGER, Ib – C.M.N., page 47-48
[14] : Jean-Luc CHALUMEAU,
Pollock, Ed. Cercle d’Art, 1997, page 6
[15] : Jakson POLLOCK
in Jakson Pollock, Ed. de la Martinière, 1998, page20
[16] : Charles JULIET , Bram
van Velde et l’infigurable , in Bram Van Velde, Ed. Centre Pompidou,
1989, page 216
[17] : Martin HEIDEGGER, Ib -
C.M.N., page 70
[18] : Henri MALDINEY, Id -
R.P.E., page 156
[19] : Ibid., page 146
[20] : Martin HEIDEGGER, Ib -
S.Z., page 105
[21] : Emil STAIGER, III -
ST.1 , page 131
[22] : Henri MALDINEY, Id -
R.P.E. , page 118
[23] : Rainer Maria RILKE,
Huitième élégie de Duino, cité par H. Maldiney, Id - A.E.E., page 331
[24] : Henri MALDINEY, Id - I.
, page 25
[25] :
Henri MALDINEY, Id - A.E.E., page 124
[26] :
Ibidem, page 376
[27] :
Ibidem, page 355
[28] :
Henri MALDINEY, Id - V.D.F.P. , page 40
[29] :
Henri MALDINEY, Id - R.P.E. , page 155
[30] :
Martin HEIDEGGER, Ib - E.T., page 230 , Pour accéder à l'être du
Dasein, ...A VERIFIER
[31] :
Keiji NISHITANI, II - R.N. , page 84
[32] : Henri MALDINEY, Id -
R.P.E. , page 152
[33] : R.M. RILKE cité par H.
Maldiney Id- Ibsen, p. 114, R.P.E. p. 121, A.E.E. p.150 et V.D.F.P., p.69
[34] : Henri MALDINEY, Id -
R.P.E. , page 152
[35] : Cette notion capitale
d'Henri Maldiney sera analysée dans la prochaine section.
[36] : Henri MALDINEY, Id -
R.P.E., page 165 : la citation exacte : "Ils ne peuvent les mettre à
la fois en œuvre et au monde qu'en les mettant en rythme.
[37] : Ibidem, page 172
[38] :
Henri MALDINEY, Id - A.E.E., page 330
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