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Dans la sémiologie "psy" vous aviez toute la sémiologie de la dépression, nous vous présentons ici, les tests qui peuvent vous aider. Pour chacun des groupes d'énoncés suivants, entourez le chiffre qui décrit le mieux votre état. À la fin du test, additionnez le total de vos réponses.
0- Je ne me sens pas triste. 0- Je ne me sens pas particulièrement
découragé(e) en pensant à l'avenir. 0- Je n'ai pas l'impression d'être
une(e) raté(e). 0- Je tire autant de
satisfaction de ma vie qu'autrefois. 0- Je ne me sens pas particulièrement
coupable. 0- Je n'ai pas l'impression d'être
puni(e). 0- Je ne me sens pas déçu(e)
de moi-même. 0- Je ne crois pas être pire
que les autres. 0- Je ne pense jamais à me
tuer. 0- Je ne pleure pas plus que
d'habitude. 0- Je ne suis pas plus
irritable qu'autrefois. 0- Je n'ai pas perdu mon intérêt
pour les autres. 0- Je prends mes décisions
exactement comme autrefois. 0- Je ne crois pas que mon
apparence a empiré. 0- Je travaille aussi bien
qu'autrefois. 0- Je dors aussi bien que
d'habitude. 0- Je ne me sens pas plus
fatigué(e) que d'habitude. 0- Mon appétit n'a pas changé. 0- Je ne crois pas avoir
maigri ces derniers temps. 0- Ma santé ne m'inquiète
pas plus que d'habitude. 0- Je n'ai pas remarqué de
changements à propos de ma libido.
Une fois le test achevé, additionnez les chiffres et faites le total. Le chiffre le plus élevé que vous puissiez encercler à chaque question était "3", le plus haut total que vous puissiez obtenir est soixante-trois (il signifie que vous avez encerclé le chiffre "3" à chaque question) Vous pouvez donc évaluer maintenant la gravité de votre état en vous référant au tableau ci-dessous: plus le total obtenu est élevé, plus la dépression est sérieuse et profonde. En revanche, plus le total est faible, plus vous vous sentez bien dans votre peau. 1 - 10: Hauts et bas considérés
comme normaux. Il est utile, pour évaluer ses progrès, de procéder à cet auto-examen à chaque semaine jusqu'à amélioration et occasionnellement par la suite ... Le terme de dépression qui signifie "abaissement"
indique une modification pathologique de l'humeur vers la tristesse. La dépression
est pour nous une manifestation de type névrotique, elle peut évoluer vers une
forme plus psychotique qui est alors la mélancolie. La dépression associe deux
symptômes : l'humeur dépressive (vision pessimiste du monde et de soi-même)
et l'inhibition (effondrement de l'élan vital ainsi que des fonctions
intellectuelles et de l'activité motrice avec asthénie et ralentissement
psychomoteur). Les sentiments d'insatisfaction et de dévalorisation sont
souvent présents. De nombreux troubles psychosomatiques accompagnent l'état dépressif
(troubles digestifs, neuro-musculaires, cardio-vasculaires, troubles sexuels et
du sommeil...). Le suicide
peut-être impulsif (raptus), prémédité, déclaré ou caché. Le suicide est
le résultat d'un fort sentiment d'être acculé et sans avenir. Différentes
formes de dépressions : - Réactionnelle,
(exogène) liée à un facteur déclenchant - Névrotique,
(ou psychogène) : réactionnelle à un traumatisme déclenchant issu de la
personnalité névrotique elle-même -
D'involution, qui est plus une forme mélancolique des PMD qui aujourd'hui n'est
plus classée de façon autonome -
Secondaire : Somatique (maladie, intoxications, ménopause), Traumatisme
d'origine socioculturelle, socioéducative, familiale.... -
Culturelles : universellement la tristesse et le pessimisme sont toujours présents
mais l'expression peut différer selon les cultures (souriante chez les
anglo-saxons, avec culpabilité chez les judéo-chrétiens, à thème de
possession chez les Africains, de type théâtral dans certaines cultures....). L'affect dépressif
est une expérience humaine (au même titre que l'angoisse), la dépression est
liée à la perte d'amour de l'autre et à la perte d'estime de Soi. Le
tableau clinique de la dépression comporte : a) - L'humeur
triste b) - L'inhibition
des activités physiques, psychiques et sexuelles avec asthénie c) - L'insomnie
surtout du matin d) - La
douleur morale avec vécu dépressif entraînant une auto‑dépréciation,
un sentiment de culpabilité qui peuvent évoluer rapidement parfois vers
l'auto‑accusation, l'auto‑punition et l'auto‑destruction. e) - Le
cortège des problèmes somatiques. La dépression
est le résultat : - soit
d'une faillite précoce de l'établissement de la relation orale dyadique mère/enfant,
et l'on est dans le registre de la dépression psychotique sévère. - soit
cette relation a pu s'établir mais pour diverses raisons l'objet d'amour
libidinal a été perdu plus ou moins complètement, sur le mode anal du cadeau
repris, et on est alors dans le registre de la dépression névrotique. La dépression
dite "cryptique" est étroitement liée à des frustrations et des
manques liés à la phase orale. Certains sujets allèguent : fatigue, insomnie,
manque d'appétit, mais au niveau de l'humeur, ne manifestent pas d'attitude de
type dépressif. Ils se disent atteints de "dépression nerveuse". La
dépression nerveuse n'existe pas, c'est une expression utilisée par les médecins,
les pharmaciens et les médias. En réalité, c'est la dépression cryptique (dépression
cachée). Dans ce cas, comme dans celui de la psychonévrose, il arrive que
l'aspect oral soit alimenté par un blocage du cou, blocage narcissique qui amène
le sujet à se nourrir énergétiquement aux dépens du cou, maintenant la tête
bien solide sur les épaules, dans une situation constante de self-control, évidemment
inconsciente. Cette tension permanente entraîne la fatigue. Quand à la fin de
la journée il va se coucher, il est fatigué plus que las, à tel point qu'il
souffre d'insomnie. Un certain type de thérapies énergétisantes, par exemple
à base de miel et d'extraits cortico-surrénaliens, s'avèrent néfaste en
dernière analyse parce qu'elles ne font que renforcer la tendance réactionnelle
du sujet mise en oeuvre pour ne pas déprimer. D'une
phrase du Professeur Maldiney : "le seul éclair de l'être est la déchirure
du rien" , Ado Huygens nous propose une lecture plus philosophique de
la dépression et de la mélancolie qui, nous l'espérons, vous permettront de
saisir ce qui ne peut être posé par des définitions universitaires : "La
mélancolie est un rien en déchirure et la dépression un rien qui ne peut se déchirer.
Ainsi le dépressif est en manque d'avoir pour être et le mélancolique en
manque d'être pour avoir." (Ado Huygens). "Puisque
la dépression a toujours à voir avec la dialectique de la perte plus ou moins
précoce de l'objet d'amour libidinal, la seule défense efficace est l'aptitude
à faire son deuil de cet objet perdu. Cette aptitude s'acquiert à chaque stade
libidinal par la substitution progressive des objets réels par des objets de
remplacement (le mamelon par le pouce, la mère par la voix de la mère, etc...
au stade oral, l'objet transitionnel le nounours, le cadeau au stade anal, la
petite voisine ou la copine de maman au stade génital). L'ancien objet
libidinal est de ce fait désinvesti partiellement d'affect au profit du
nouveau, l'ancien peut donc trouver maintenant une place dans l'imaginaire et
dans le souvenir et par conséquent, même perdu il ne l'est qu'en partie
puisqu'il est désormais évocable et révocable à la demande. Seul l'établissement
d'un amour de transfert avec le thérapeute et l'acceptation, un jour, d'en
faire le deuil permettra au véritable déprimé d'antan d'en être sorti."
(G. Vallès in le Processus de changement).
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