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Si Marie-France Hirigoyen finit son très beau livre sur le harcèlement en indiquant que "face à un pervers, on a toujours perdu", nous pensons simplement qu'il faut que soit la victime puisse retrouver en elle suffisamment d'énergie pour sortir de son état et être capable d'une certaine dose de "perversion", soit qu'elle se fasse entourer par des personnes capables de mettre en place des stratégies manipulatoires. Fouiller un peu le passé du harceleur, y compris dans sa vie privée et son enfance, pourrait mettre au jour quelques faits désagréables que le harceleur ne souhaitent pas voir ressurgir devant le tribunal. Dans des circonstances normales, ce procédé pourrait être considéré comme immoral, mais les circonstances - qui ont été induites par le harceleur ne sont pas normales. Il convient donc ici de faire appel au code juridique. Dans la plupart des cas, on découvre une boîte de Pandore (ou des cadavres dans le placard), ce qui explique la paranoïa croissante du harceleur dès l'instant où, même involontairement, vous commencez à soulever le couvercle ( ou à ouvrir la porte ). Ayez à l'esprit les faiblesses des harceleur : Besoin compulsif de harceler : Le harceleur a absolument besoin d'une cible sur laquelle décharger et projeter son agressivité. Il (elle) ne peut survivre sans avoir une "victime" sous la main. Son comportement antérieur est caractérisé par le fait d'avoir toujours eu une cible. Découvrez et pointez cette attitude compulsive : lorsqu'il entame un harcèlement, il ne peut lâcher prise. Même s'il le voulait, il ne pourrait s'arrêter. Inconscience : Il est incapable de se rendre compte de son propre comportement et de ses effets sur les autres. Il est incapable de voir les schémas répétitifs qui signent son comportement. Imitation (mimétisme) : Bien réelle, elle a des limites, particulièrement dès qu'il s'agit d'empathie et d'humour. C'est pourquoi l'ironie provoque habituellement de sa part une réponse agressive. Arrogance : Le harceleur a toujours fonctionné avec arrogance et compte bien continuer ainsi en toute impunité. Conduites stéréotypées : Ce sont elles qui révèlent ses véritables intentions. Réponse prévisible : Lorsqu'on lui demande des comptes, le harceleur a souvent recours aux tactiques de dénégation, feignant d'être victime (larmes) pour éviter de répondre aux questions posées. Les gens normaux, adultes professionnels ne réagissent pas ainsi. Lâcheté : Tant et aussi longtemps que le harceleur est en position de force, l e harcèlement se poursuit sans faiblir. Si, tout à coup, vous le démasquez et qu'il est l'objet d'une action disciplinaire ou juridique associée à la menace d'une révélation publique, alors le harceleur parfois s'enfuie. Le harceleur sous-estime votre force intérieure et votre courage moral, deux choses dont il (elle) manque.
Reconnaissez votre pathologie : la naïveté, la culpabilité et la dépendance. Apprenez à les identifier pour mieux les maîtriser. Dans de rares cas, le supérieur hiérarchique ira éventuellement jusqu'à "enquêter" sur la plainte de harcèlement moral. Le plus souvent, la conclusion sera : "sans preuve". Si cela se produit, adressez une lettre au supérieur hiérarchique pour obtenir des détails écrits quant à l'expérience et à la formation de l'enquêteur en matière de techniques de diagnostic de harcèlement. La réponse est, naturellement, " aucune". C'est une bonne question à poser au tribunal si les choses vont aussi loin. N'oubliez pas que la naïveté est votre plus grande faiblesse. Diagnostiquez si votre adversaire est un harceleur et, si c'est le cas, souvenez-vous que vous avez affaire à un psychopathe.
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